Cannes: Quatre hommes au tribunal pour un trafic d'ivoire

PROCES De faux certificats avaient été établis pour écouler des objets en ivoire sculptés et des défenses lors de ventes aux enchères…

F.Bi. avec AFP

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Une destruction d'objets en ivoire avait été organisée en mai dernier, à Antibes
Une destruction d'objets en ivoire avait été organisée en mai dernier, à Antibes — M. Bernouin / ANP / 20 Minutes

Ils avaient essayé de vendre aux enchères des objets en ivoire sculpté et des défenses d’éléphants munis de faux certificats. Quatre hommes doivent être jugés ce mardi par le tribunal correctionnel de Grasse (Alpes-Maritimes). Ils encourent jusqu’à dix ans de prison et 750.000 euros d’amende, selon le parquet

Ce sont des vérifications de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui avaient permis de lancer l’affaire en 2013. Un contrôle dans une salle des ventes de Cannes, où étaient proposées deux paires de défenses d’éléphants d’une valeur estimée entre 55.000 et 80.000 euros, permettait de découvrir que les documents officiels autorisant leur détention et leur commerce étaient en fait… des faux.

Détruits « pour permettre d’arrêter ces trafics »

D’autres défenses et figurines étaient également saisies à l’occasion de perquisitions. Des objets confisqués puis détruits « pour permettre d’arrêter ces trafics », selon le parquet de Grasse. Depuis 2015, l’ONCFS a organisé la destruction de trois stocks d’ivoire provenant de saisies judiciaires ou de dons de particuliers, dont la dernière à Antibes en mai.

Le commerce d’ivoire brut est interdit en France depuis 2016, mais il existe des dérogations pour l’ivoire travaillé. Chaque année, plus de 20.000 éléphants sont braconnés en Afrique pour leurs défenses.