François de Rugy confirme l'existence de trois scénarios pour l'avenir du nucléaire en France

ELECTRICITE Les détails seront présentés par Emmanuel Macron le 27 novembre…

20 Minutes avec AFP

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Francois  de Rugy, le 15 novembre 2018 à Dunkerque.
Francois de Rugy, le 15 novembre 2018 à Dunkerque. — SIPA

A quoi va ressembler le nucléaire de demain en France ? Le gouvernement s’oriente sur trois scénarios dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), d’après François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire. Les détails seront présentés par Emmanuel Macron « très probablement » le 27 novembre, a précisé le ministre.

« Je confirme qu’il y a trois scénarios sur la table », a déclaré François de Rugy sur l’antenne de France Inter. « Je vous confirme que nous continuons à y travailler, que nous sommes vraiment aux derniers arbitrages et que tout cela devrait être présenté la semaine prochaine » a-t-il ajouté, sans donner davantage de détails.

Réduire la part du nucléaire à 50 %

L’AFP avait révélé mardi le contenu d’un document préparatoire qui rassemble les trois scénarios sur lesquels planche l’exécutif pour la future PPE. Le premier, soutenu par le ministère de la Transition écologique, prévoit six fermetures de réacteurs (outre les deux de Fessenheim) d’ici à 2028, et six de plus d’ici à 2035, sur les 58 du parc nucléaire français actuel d’EDF. Le deuxième, dit « intermédiaire », ne prévoit aucune fermeture supplémentaire d’ici à la fin de la PPE en 2028, et 12 entre 2028 et 2035.

Enfin le troisième, poussé par Bercy, ne prévoit aucune fermeture d’ici à 2028, neuf entre 2028 et 2035, et la construction de quatre réacteurs de nouvelle génération EPR d’ici à 2040. L’objectif de 50 % d’électricité nucléaire est atteint en 2035 dans les deux premiers, mais attend 2040 dans celui de Bercy.

Le gouvernement travaille à ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % d’ici à 2035, avait déclaré dimanche François de Rugy, un recul par rapport à l’objectif du candidat Macron qui était de réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici à 2025. Nicolas Hulot, le prédécesseur de François de Rugy qui a démissionné fin août, avait déjà abandonné cet objectif, jugé irréaliste, sans fixer de nouvelle date précise.