VIDEO. Strasbourg: Comment aider les bars et restaurants à supprimer les pailles en plastique?

DECHETS Un peu avant la semaine européenne de réduction des déchets en cours jusqu’à ce dimanche, Bas les pailles a obtenu une subvention à Strasbourg (Bas-Rhin) pour accompagner la fin des pailles en plastique…

Bruno Poussard
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Illustration de jus de fruits avec des pailles en plastique.
Illustration de jus de fruits avec des pailles en plastique. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
  • Comme les touillettes à café et les couverts, les pailles en plastique à usage unique seront interdites dans l’alimentaire à partir du 1er janvier 2020.
  • Parce qu’il n’y a pas de temps à perdre, l’association Bas les pailles milite pour la fin au plus vite de ces petits objets très nombreux et polluants.
  • A Strasbourg, les bénévoles de l’organisation sensibilisent et accompagnent des professionnels pour les aider à en sortir.

Pailles, touillettes à café, couverts, contenants… Tous ces objets plastiques à usage unique seront interdits dans le secteur alimentaire à partir du 1er janvier 2020. Leur fin a été actée par le vote à l’Assemblée nationale, début octobre, de la loi Alimentation et Agriculture, promulguée en novembre, peu avant la semaine européenne de réduction des déchets (jusqu’à ce dimanche).

« Les pailles représentent une belle opportunité d’attaquer par un bout le problème des petits objets qui constituent les morceaux de plastique trouvés partout », estime Amandine Kerner, co-fondatrice de la branche strasbourgeoise de Bas les pailles. Née à Paris en 2017, l’association vise à lutter par ce biais contre la pollution des océans, des sols ou encore l’empoisonnement d’êtres vivants.

Avant que les restaurateurs, cantines et commerçants n’y soient forcés, cinq bénévoles vont à leur rencontre dans la capitale alsacienne pour aider à réduire la quantité de pailles et proposer des alternatives. Dans le cadre de l’appel à projets Territoire zéro déchet zéro gaspillage de l’Eurométropole, l’organisation a reçu 3.700 euros de subvention afin d’aller plus loin et donner des idées à d’autres.

Des idées soumises aux bars, hôtels et restaurants

En clair, Bas les pailles encourage d’abord les patrons et clients à réfléchir à leur utilité. En soumettant de ne pas toujours en utiliser tout le temps. En proposant aux barmen et serveurs de poser la question. Ou en mettant un mot sur les cartes des boissons. Si besoin, elle soumet aussi d’autres pailles aux coûts variés : en inox, silicone ou verre (réutilisables), bambou, papier ou alimentaire (recyclables ou jetables).

Alors que 3,2 milliards de pailles en plastique par an seraient jetées en France selon une étude pour l’ONG Seas at Risk, le temps presse aux yeux des bénévoles de Bas les pailles. Lancé au printemps, le porte à porte auprès de bars et restaurants strasbourgeois va se poursuivre. Dans la ville, plus d’une dizaine a déjà arrêté les pailles. Bas les pailles réfléchit d’ailleurs à une carte pour les recenser.


Des projections pour le grand public. En parallèle de son travail auprès des bars, hôtels et restaurants, l’association sensibilise la population à la question des pailles polluantes. Emblématique de ce combat, le film Straws sera ainsi projeté au marché de Noël Off à Strasbourg ce samedi 24 novembre et à Sélestat trois jours plus tard.