Nice: Pourquoi cette Singapourienne bouclera-t-elle le marathon Nice-Cannes en tractant un pneu de 10kg?

ENVIRONNEMENT Rima Wates, alias « The tyre lady », n’en est pas à son coup d’essai… Elle a un message à délivrer…

Fabien Binacchi
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L'athlète espère boucler 100 courses avec un pneu d'ici à 2020
L'athlète espère boucler 100 courses avec un pneu d'ici à 2020 — Marathon des Alpes-Maritimes
  • Dimanche, Rima Wates, une Singapourienne bouclera les 42,195km du marathon Nice-Cannes en tractant un pneu.
  • Elle espère délivrer un message pour la protection de l’environnement et milite pour l’élimination des ustensiles en plastique à usage unique.
  • Cette athlète s’est lancée dans un véritable tour du monde en participant à 100 marathons ou autres événements « longue distance » d’ici à 2020.

Elle s’alignera au départ, sur la promenade des Anglais, comme tous les autres concurrents. A une différence près. Une différence de taille en fait… et de plus de 10kg. Ce dimanche, Rima Wates, une Singapourienne bouclera les 42,195km du marathon Nice-Cannes en tractant un pneu. Une démarche insolite pour cette « Tyre lady » (littéralement la « femme pneu ») qui veut délivrer un message pour la protection de l’environnement.

« Je traîne un pneu comme une métaphore du fardeau des déchets pour nos sociétés », avance l’athlète qui s’est lancée dans un véritable tour du monde en participant à 100 marathons ou autres événements « longue distance » d’ici à 2020. La course azuréenne sera la 75e pour Rima Wates qui a déjà terminé, depuis 2006, 54 marathons (Singapour, Londres, New York, Rome) et vingt autres épreuves jusqu’à 217 km (Arrowhead 135).

« Le désastre environnemental du plastique »

« Nos systèmes de gestion des déchets ont été incapables de gérer la quantité de déchets que nous produisons en raison de notre mode de vie "jetable", explique Rima Wates à 20 Minutes. Nos "matières recyclables" ont terminé dans des décharges mal gérées, brûlées ou dans l’océan. Cela a conduit à un désastre environnemental avec le plastique. »

Avec ses efforts, la Singapourienne, qui refuse d’évoquer son âge pour éviter « que l’on ne parle que de ça », aimerait faire avancer les choses. « Il faudrait que les gouvernements taxent les plastiques à usage unique et, après un certain temps, qu’ils les interdisent purement et simplement. Que les sociétés adoptent un mode de vie "zéro déchet". »

Un marathon labellisé « Développement durable, le sport s’engage »

Elle encourage d’ailleurs les concurrents des courses auxquelles elle participe à emmener leurs propres gourdes et les organisateurs à éliminer les récipients en plastique jetable…

Ils seront encore présents sur le marathon des Alpes-Maritimes, mais l’événement s’engage à recycler les 57.000 bouteilles qui devraient être utilisées dans les « zones propres » installées après chaque point de ravitaillement et d’épongeage.

Depuis 2013, la course est estampillée « Développement durable, le sport s’engage », un label délivré par le Comité départemental olympique et sportif.