Béarn: Claverina et Sorita, les deux ourses lâchées dans les Pyrénées, sont en «parfaite santé»

ANIMAUX Environ trois semaines après leur lâcher dans les Pyrénées, les deux ourses sont en pleine exploration de leur nouveau territoire...

Mickaël Bosredon

— 

Lâcher de l'ours Sorita dans le Béarn en octobre 2018.
Lâcher de l'ours Sorita dans le Béarn en octobre 2018. — Goulven Rigaud
  • Claverina et Sorina ont été lâchées dans le Béarn au début du mois d’octobre, dans la contestation.
  • Les deux ourses sont suivies par les services de l’Etat grâce à un système GPS.
  • L’Office rappelle que les premières semaines de vie dans un nouveau territoire sont décisives pour ces animaux.

Claverina et Sorita « sont en parfait état de santé », assure ce mercredi l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Les deux ourses lâchées dans le Béarn début octobre « se sont éloignées de leur site de lâcher respectif mais sont néanmoins toujours présentes dans la zone montagneuse des vallées d’Aspe et d’Ossau, sur le territoire français » indique encore l’ONCFS.

Grâce aux colliers GPS qui équipent les deux animaux, il est en effet possible de les localiser et de suivre leur déplacement, avec un différé de vingt-quatre heures au plus. Comme attendu, les deux femelles se sont beaucoup déplacées dans les jours qui ont suivi leur lâcher en Béarn.

Sorita a déjà parcouru plus de km en trois semaines

« Cette première phase de déplacement correspond à une exploration logique de leur nouveau territoire. » Sorita, relâchée un jour après Claverina, semble cependant plus mobile que sa consœur : l’animal a parcouru une distance plus importante, plus de 150 kilomètres en trois semaines.

« Les premières semaines de vie dans les Pyrénées sont décisives pour les deux ourses, assure l’Office. Il leur faut en effet trouver rapidement des sites favorables pour se nourrir, mais aussi pour préparer leur repos hivernal. Les fruits forestiers (faines, glands, myrtilles) sont leur nourriture de prédilection en cette saison. Un trou abrité ou une cavité rocheuse leur servira ensuite de tanière pour la période allant de novembre à mars prochain. D’ici là, toute perturbation peut être préjudiciable à la vie des ourses, mais aussi à leur comportement. »

Les services de l’Etat en Pyrénées-Atlantiques restent ainsi « particulièrement vigilants et mobilisés » pour prévenir toute perturbation intentionnelle ou accidentelle. Ceci alors qu’une contestation s'est organisée dans la région contre le lâcher de ces ours.