Nucléaire: La décision de construire (ou pas) de nouveaux EPR sera prise entre 2021 et 2025

ATOME Ce document a été élaboré dans le cadre de la définition de la feuille de route énergétique nationale, qui doit être présentée courant novembre par le gouvernement...

20 Minutes avec AFP

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La construction de l'EPR de Flamanville a déjà pris des années de retard.
La construction de l'EPR de Flamanville a déjà pris des années de retard. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Faut-il ajouter des réacteurs aux 58 sites déjà présents sur le territoire français ? Pour répondre à cette question, le gouvernement prendra sa décision entre 2021 et 2025. Selon un document de travail consulté par l’AFP, il faut d’abord en baisser les coûts.

Ce document, dont l’authenticité a été confirmée par une source gouvernementale, a été élaboré dans le cadre de la définition de la feuille de route énergétique nationale, qui doit être présentée courant novembre. La filière nucléaire est ainsi appelée à mettre au point avant mi-2021 un « programme industriel » qui garantisse que d’éventuels futurs EPR auront un coût acceptable.

Un EPR moins cher et moins long à construire

Certains des 58 réacteurs du parc français, autorisés pour l’instant à fonctionner pendant 40 ans, commenceront à atteindre cette échéance à partir de 2019. EDF prévoit de grands travaux pour prolonger leur fonctionnement jusqu’en 2029 et il compte après cette date en remplacer une partie par des EPR. Le groupe travaille depuis plusieurs années au développement d’un modèle d’EPR simplifié, moins cher et moins long à construire, alors que les chantiers actuels, dont celui de Flamanville (Manche), ont multiplié retards et surcoûts.

Le groupe affirme attendre « une décision prochaine » de l’Etat pour lancer le processus permettant de mettre une « première » centrale en service « en 2030 ou à peu près ». Si le gouvernement ne se prononce pas avant 2025, ce calendrier a peu de chance de se concrétiser, d’autant que le futur modèle devra recevoir les autorisations nécessaires.

Le document de travail, axé sur les solutions technologiques d’avenir pour l’énergie, ne mentionne en revanche aucune fermeture de réacteur. Un « programme de recherche » doit même être lancé pour étudier le prolongement de la durée de vie du parc existant, sans précision sur l’échéance souhaitée. Outre le nucléaire, il évoque également les énergies renouvelables, le stockage, la mobilité, le bâtiment ou encore l’hydrogène.