VIDEO. Corse: Les opérations de dépollution ont démarré après la collision entre deux navires

DEPOLLUTION EN CORSE Les opérations de dépollution ont débuté ce lundi, 24 heures après la collision entre deux navires au large de la Corse…

20 Minutes avec AFP

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Le porte-conteneur chypriote Virginia (à droite) et le navire roulier tunisien Ulysse (à gauche) sonnt entrés en collision vers 7h30.
Le porte-conteneur chypriote Virginia (à droite) et le navire roulier tunisien Ulysse (à gauche) sonnt entrés en collision vers 7h30. — Préfecture maritime
  • 24 heures après la collision entre deux navires au large de la Corse, les opérations de dépollution ont démarré ce lundi.
  • Elles visent à récupérer entre 40 et 200 m3 de fuel.
  • Les opérations de désincarcération des deux bateaux devraient intervenir d’ici plusieurs jours.

Les opérations devraient durer plusieurs jours. 24 heures après la collision spectaculaire de deux navires au large du Cap Corse, les opérations de dépollution ont débuté ce lundi matin. Elles visent notamment des taches de fuel disloquées par le vent sur une vingtaine de kilomètres. La quantité de fuel rejeté en Méditerranée est évaluée par la préfecture maritime de Toulon entre 40 et 200 m3.

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy doit se rendre sur place lundi après-midi « pour constater les dégâts et faire un point avec les services de l’Etat sur les moyens mis en œuvre pour contenir les pollutions qui pourraient en découler », a-t-on appris dans son entourage.

« Vigilance absolue en termes de pollution »

« Face à cette incroyable collision à 15 miles au Nord du Cap Corse les services de l’Etat sont mobilisés sous l’autorité du préfet maritime pour pomper la fuite d’hydrocarbures et désincarcérer les navires avec une coopération France Italie », avait réagi dimanche après-midi sur son compte Twitter le ministre.

Le président nationaliste du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni s’est dit, toujours sur Twitter, déterminé à « comprendre les raisons de l’accident et établir les responsabilités », et a appelé à la « vigilance absolue en termes d’éventuelle pollution » - évoquant le fait que la collision avait eu lieu dans le Parc naturel marin du Cap Corse et de l’Agriate -, ce qui n’est pas le cas.

Enquête ouverte

La collision en elle-même a eu lieu à proximité des limites de ce huitième parc naturel marin français, inauguré en 2016 par Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement, et vaste de 6.830 km², ce qui en fait le plus grand parc naturel marin de métropole. La nappe de fuel qui dérive, pourrait franchir ses limites, en fonction de l’évolution du vent, mais « en l’occurrence, cela ne change rien en termes de lutte contre la pollution », a précisé la préfecture maritime.

Une enquête a été ouverte pour « pollution consécutive à un accident maritime » et confiée à la gendarmerie maritime, a de son côté précisé à l’AFP le procureur de la République à Marseille Xavier Tarabeux, compétent au titre du pôle maritime du tribunal de grande instance de Marseille.

« Désincarcérer les deux navires »

Sur place, deux navires français et deux italiens étaient déjà présents lundi matin, et un autre de chaque pays doit encore arriver. L’objectif est d’empêcher au maximum tout nouveau dégagement de carburant de la soute du porte-conteneurs qui a été endommagée, et de récupérer le fuel qui s’en est déjà échappé.

Les opérations de dépollution consistent à déployer un barrage flottant pour limiter l’extension de la traînée et concentrer la pollution. Le barrage se fait grâce à un système de bras articulé qui concentre le fuel puis avec un écrémeur qui le récupère ensuite. Parallèlement, « des discussions sont en cours pour établir dans quelles conditions on peut désincarcérer les deux navires », a encore précisé la préfecture maritime. Les deux navires devraient ensuite rejoindre un port, en étant soit remorqués, soit escortés.