Béarn: La deuxième ourse a été relâchée dans les Pyrénées

BIODIVERSITE Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, a posté un message sur Twitter pour souhaiter la « bienvenue » aux deux ourses…

Manon Aublanc

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Illustration d'un ours slovène.
Illustration d'un ours slovène. — JOLY OLIVIER/SIPA

« Bienvenue à Claverina et Sorita. » La deuxième ourse slovène a été héliportée, à l’intérieur d’une caisse, ce vendredi, avant d’être relâchée dans le Béarn (Pyrénées). Jeudi, un premier plantigrade avait déjà été relâché, provoquant la colère des éleveurs béarnais. Les deux ourses attendent des petits pour l’année prochaine.

« Ça y est, elles sont arrivées en toute sécurité ! Bienvenue à Claverina et Sorita qui foulent aujourd’hui pour la première fois les terres béarnaises et redonnent ainsi un avenir à la survie de l’Ours des Pyrénées ! », a tweeté François de Rugy, le ministre de la Transition écologique et solidaire, ce vendredi matin.

L’unique priorité, « la sécurité des deux ourses femelles »

« A la suite d’examens vétérinaires poussés et de tests de grossesse positifs, il est très probable que les deux ourses donneront naissance à des petits dès l’an prochain », s’est réjoui l’Agence forestière slovène dans un communiqué. Le lâcher des deux animaux se heurte à l’opposition d’éleveurs locaux qui craignent pour leur cheptel. Lors de la réintroduction de la première ourse, jeudi,des éleveurs béarnais avaient arpenté la montagne pour tenter de repousser l'animal.

Ces derniers avaient filtré puis barré la circulation sur les routes de la vallée, à la recherche du plantigrade dont la rumeur annonçait l’arrivée imminente. « On n’a pas vu la dépose exacte », dit Franck, un manifestant, «mais soyez sûrs que dans les prochains jours, il va y avoir du monde dans les montagnes. On va la guetter », a ajouté le chasseur, aujourd’hui sans armes.

Une réunion samedi entre les élus du Béarn et des Hautes-Pyrénées

Pour éviter les débordements, ce vendredi, un grand nombre de forces de l’ordre avaient été déployées autour de l’aérodrome de Laloubère (Hautes-Pyrénées), où l’hélicoptère a décollé. Une sécurité maximum pour permettre aux deux femelles de retrouver Néré et Rodri, les deux ours mâles présents sur cette partie du massif, en mal d’amour depuis plusieurs années.

Si le secteur de réintroduction n’a pas été confirmé précisément par les autorités, les éleveurs béarnais estiment que la première ourse a été relâchée dans la vallée d’Ossau, entre Etsaut et Urdos. La seconde se trouverait dans la vallée du Barétous, à la frontière entre Béarn et Pays Basque. Dans ce contexte sensible, une réunion doit rassembler, ce samedi, les élus du Béarn et des Hautes-Pyrénées.