Toulouse: Les véhicules les plus polluants bientôt «non grata» dans une partie de la ville

POLLUTION Après Paris et Grenoble, la métropole toulousaine étudie la possibilité de mettre en place d'ici fin 2020 une zone à faibles émissions, un secteur où les véhicules les plus polluants ne pourront pas rouler...

Béatrice Colin
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A Toulouse, la circulation automobile est l'une des principales sources de pollution.
A Toulouse, la circulation automobile est l'une des principales sources de pollution. — F. SCHEIBER / 20MINUTES
  • La métropole toulousaine s’engagera jeudi à mettre en place une zone où les voitures les plus polluantes seront interdites à la circulation d'ici fin 2020.
  • En France, seules Paris et Grenoble ont des zones à faibles émissions.
  • Son périmètre et ses modalités de mise en place sont en cours d’étude à Toulouse.

Si un pic de pollution survenait demain, le préfet pourrait mettre en place une circulation différenciée. Les voitures les plus polluantes, celles ayant une vignette Crit'Air de catégorie 5 notamment, ne pourraient alors plus rouler. Mais cette interdiction pourrait être permanente d’ici quelques mois sur une certaine partie de la ville. La métropole de Toulouse va s’engager jeudi à mettre en place une zone à faibles émissions (ZFE) d’ici à la fin de l’année 2020, en signant un accord de partenariat avec l’Etat.

Le gouvernement a annoncé cet été qu’il y aurait d'ici deux ans une dizaine de zones nouvelles en plus de celles existantes à Paris et Grenoble.

Plusieurs scénarii à l’étude

Pour savoir quels véhicules seront concernés, il faudra attendre les résultats d’une étude lancée en mai par la métropole en partenariat avec l'observatoire de la qualité de l'air (Atmo Occitanie)​ et l’Agence d’urbanisme et d’aménagement de Toulouse. Elle doit proposer plusieurs sujets, et plusieurs périmètres. Des communes limitrophes de Toulouse pourraient ainsi être concernées.

Si l’on sait que les principales émissions de dioxyde d’azote et de particules fines sont enregistrées aux abords du périphérique toulousain, « nous devons étudier où le retrait de ces véhicules les plus polluants sera le plus efficace pour réduire la pollution », explique François Chollet, vice-président de Toulouse métropole, qui s’est engagée à réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

« Système de contrôle automatique »

Reste à définir le périmètre, mais aussi le moyen de le mettre en place. Les voitures visées seront-elles uniquement celles de niveau 5 Crit’Air, ou les catégories 4 seront-elles aussi concernées ? « L’idée est de le mettre en place progressivement. Aujourd’hui, ce qui pose problème, c’est la vérification de son application. Il faut un système de contrôle automatique », poursuit François Chollet.

Cela peut passer par du bornage, un contrôle automatique des plaques ou encore de la vidéoverbalisation. Autant de possibilités qui doivent être examinées par la Métropole, qui assure qu’elle ira vite sur ce sujet.