Fessenheim: Jugé en appel pour l'affaire des fuites d'eau à la centrale en 2015, EDF fixée ce mercredi

TRIBUNAL Condamnée à 17.000 euros d’amende en première instance, EDF a interjeté appel et attend ce mercredi le délibéré de la cour d’appel de Colmar (Haut-Rhin) dans l’affaire des fuites d’eau en 2015…

B.P.

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La centrale nucléaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin (Archives).
La centrale nucléaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin (Archives). — G. VARELA / 20 MINUTES

L’audience a été plusieurs fois repoussée. Elle s’est finalement tenue le 26 septembre et le délibéré est attendu ce mercredi. La cour d’appel de Colmar (Haut-Rhin) s’est à son tour penchée sur l'affaire des fuites d'eau d’un réacteur à la centrale de Fessenheim en février 2015. Pour les avoir minimisées et mal gérées, EDF a écopé de 17.000 euros d'amende en première instance.

A l’origine d’une plainte, cinq associations ont estimé la première fuite à « plus de 100 m3 d’eau […] dans la salle des machines ». Avant une seconde plusieurs jours après, lors du redémarrage. Ces événements ont ainsi nécessité l’arrêt du réacteur numéro 1. Des mois plus tard, l’Autorité de sûreté nucléaire a justement évoqué « un manque de rigueur d’EDF. »

Un rassemblement devant le tribunal en septembre

Après une audience en octobre 2016, l’entreprise a été jugée coupable par le tribunal de Guebwiller en mars 2017. Pour avoir « exploité une installation nucléaire en violation des règles générales » du Code de l’environnement, et n’avoir notamment pas « mis en œuvre les actions curatives, préventives et correctives appropriées » après l’incident.

Au final et dans le détail, EDF a été condamné à 7.000 euros d’amende, ainsi que 9.000 euros pour trois associations parties civiles et enfin 1.000 euros de frais de procédure. Avec inscription de l’entreprise au casier judiciaire. Mais EDF a finalement interjeté appel. Les associations, elles, appelent à un nouveau rassemblement devant la cour d’appel.

Elles écrivaient alors : « Pour éviter qu’EDF ne récidive […] et ne dissimule à nouveau d’autres incidents après des réparations effectuées à la va-vite, il n’existe qu’une seule solution : arrêter définitivement et dès maintenant cette centrale en fin de vie ! » Mais ce n’est pas prévu avant fin 2019, comme l’a encore confirmé un membre de gouvernement en septembre.