Il n’y a jamais eu autant de coquilles Saint-Jacques dans la Manche

ENVIRONNEMENT L’Ifremer a mené une campagne d’évaluation des stocks pendant l’été...

Jérôme Gicquel
— 
Illustration de la pêche à la coquille Saint-Jacques sur le port de Saint-Malo.
Illustration de la pêche à la coquille Saint-Jacques sur le port de Saint-Malo. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

On pouvait penser que les ressources de la mer diminuaient en raison de la pêche ou de la pollution. Cela n’est pas le cas pour toutes les espèces à en croire l’Ifremer. Selon l’institut, les stocks de coquilles Saint-Jacques ont même battu des records cette année en baie de Seine et en baie de Saint-Brieuc (Bretagne), les deux gisements principaux.

Dans la baie de Seine, une zone qui s’étend de Barfleur (Manche) au Cap d’Antifer (Seine-Maritime), la biomasse totale exploitable de coquilles a été évaluée à 63.600 tonnes. « Un niveau jamais vu », selon l’Ifremer qui a mené une campagne d’évaluation du 2 au 18 juillet dans la zone. C’est deux fois plus que le précédent record qui datait de 2012 et bien supérieur au niveau de 2017 où 48.600 tonnes avaient été relevées.

Le résultat d’une « gestion vertueuse » selon l’Ifremer

Même constat dans la baie de Saint-Brieuc où le stock de coquilles Saint-Jacques a dépassé les 48.400 tonnes cette année, un niveau jamais observé depuis 1973 selon l’Ifremer. « Ces nouveaux records confirment la tendance plutôt favorable observée depuis le début des années 2000, en lien avec la gestion vertueuse mise en place par les pêcheries françaises », conclut l’Ifremer.