Pétrole: Des militants Greenpeace teintent des fontaines en noir pour protester contre un projet de Total au Brésil

FORAGES Le PDG de Total a assuré que les risques « n’existent pas » et que le projet se ferait « dans le respect de l’environnement »…

20 Minutes avec agences

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Le logo de Total au siège social du géant pétrolier à La Défense, près de Paris, le 21 octobre 2014
Le logo de Total au siège social du géant pétrolier à La Défense, près de Paris, le 21 octobre 2014 — MARTIN BUREAU AFP

Pour dénoncer un projet de forage pétrolier de Total au large du Brésil, des opposants ont teinté de noir plusieurs fontaines en France samedi. Une manière de dénoncer les risques que ce projet fait peser sur le récif corallien « unique » qui se trouve à l’embouchure du fleuve Amazone.

« Le récif de l’Amazone n’est pas une fontaine de pétrole », rappelaient les banderoles déployées par les militants Greenpeace sur les fontaines d’une trentaine de villes (dont Paris, Rennes, Nantes, Grenoble, Bordeaux, Lille ou Nancy).

La crainte d’une marée noire

Pour l’opération, du charbon de noix de coco – sans impact environnemental, a assuré Greenpeace – a été déversé dans l’eau. « Total insiste pour trouver ce pétrole alors qu’il y a des écosystèmes, des joyaux de la diversité à préserver », a déclaré la responsable de la campagne pour Greenpeace. « Ce n’est plus l’âge du pétrole, on est à l’âge de la transition ».

Le même jour, Total déposait une nouvelle version de l’étude d’impact environnemental de son projet auprès des autorités brésiliennes. Fin mai, l’institut brésilien pour l’environnement (Ibama) avait encore demandé au groupe de revoir sa copie, considérant ses études « insuffisantes ». « On a quatre mois pour répondre, […] on va les faire », avait assuré Patrick Pouyanné, PDG de Total, assurant que le projet se ferait « dans le respect de l’environnement ».

Le groupe pétrolier assure que les risques exposés par les organisations écologistes « n’existent pas ». Mais selon Greenpeace, le récif corallien de l’Amazone est plus grand que ce que l’on pensait, et atteint des zones où Total veut entamer ses forages. L’ ONG s’inquiète d’éventuelles fuites ou marées noires qui menaceraient la mangrove et l’écosystème local.