Pau: François de Rugy confirme l'arrivée de deux ourses en octobre, les opposants très en colère

ENVIRONNEMENT Le ministre de la transition écologique a annoncé la réintroduction de deux ourses en octobre, les opposants ont quitté la table estimant qu'il ne servait à rien de rester, la décision étant déjà prise...

E.P. avec AFP

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Les opposants à la réintroduction ont claqué la porte des discussions avec le ministre de la transition écologique.
Les opposants à la réintroduction ont claqué la porte des discussions avec le ministre de la transition écologique. — IROZ GAIZKA / AFP
  • François de Rugy est en visite à Pau ce jeudi et il a annoncé la réintroduction en octobre de deux ourses dans les Pyrénées. 
  • Les opposants ont claqué la porte et promettent de s'opposer à cette décision par tous les moyens. 

Les opposants à la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées l 'attendaient de pied ferme. Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a confirmé jeudi devant les élus locaux à Pau l’arrivée en octobre de deux ourses slovènes en Pyrénées occidentales, provoquant la colère des opposants qui ont claqué la porte d’une réunion sur le sujet.

En préambule d’une réunion en préfecture, le ministre « a dit qu’il y aurait la réintroduction de deux ourses », a affirmé devant la presse Etienne Serna, maire d’Aramits (Pyrénées-Atlantiques) et porte-parole d’un collectif d’opposants. « A quoi bon discuter puisque la décision est déjà prise. Nous sommes sortis », a ajouté l’élu à propos de ce projet d’introduction lancé au printemps dernier par Nicolas Hulot. « Il a dit c’est maintenant, c’est pas dans un an », a précisé David Habib, député PS des Pyrénées-Atlantiques.

Le nouveau ministre, qui devait ensuite tenir une conférence de presse, rencontrait une soixantaine d’élus, éleveurs et associations sur cette question très sensible dans la région. Une majorité d’entre eux, furieux, ont quitté la réunion.

« Ils n’ont plus leur place »

Au même moment, dans le village d’Asasp-Arros, porte d’entrée de la vallée d’Aspe, quelque 200 éleveurs, bergers (qui avaient refusé d’aller rencontrer le ministre) se sont rassemblés pour redire leur opposition à la réintroduction d’ours dans l’ouest des Pyrénées.

Devant une assistance chauffée à blanc, Olivier Maurin, président de l’Association pour le développement durable de l’identité des Pyrénées (ADDIP), a lancé : « Par tous les moyens, nous refuserons la réintroduction des ours dans notre territoire où ils n’ont plus leur place ».

« Et s’il faut des armes et des fusils pour que notre message résonne aux oreilles de François de Rugy, on les sortira ! », a ajouté cet éleveur de brebis et porcs, tandis qu’au bout d’un long bâton de berger, des manifestants pendaient un gros ours en peluche, avec la mention « Wanted, mort ou édenté ». Les accès routiers au village avaient été filtrés par des barrages de gendarmes et les coffres des véhicules fouillés.

Ce projet, dans le cadre d’un « plan ours » publié en mai, avait été lancé par Nicolas Hulot et nombre d’élus et acteurs locaux, notamment des bergers qui craignent pour leurs troupeaux, espéraient que le nouveau ministre y renonce.

François de Rugy devait dans l’après-midi se rendre sur une estive, ce pâturage de montagne d’été pour les troupeaux.