Selon l'ONU, le phénomène météo El Niño pourrait revenir avant la fin de l'année

CLIMAT Les experts météorologiques ont calculé que la probabilité de retour du phénomène météorologique avant le dernier trimestre 2018 était de 70 %…

20 Minutes avec AFP

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La sécheresse dans cette zone marécageuse de Colombie a été provoquée par le phénomène El Nino en 2016.
La sécheresse dans cette zone marécageuse de Colombie a été provoquée par le phénomène El Nino en 2016. — JOAQUIN SARMIENTO / AFP

Pas de panique, le phénomène devrait rester modéré. Selon l’ONU, la probabilité que le grave épisode météo El Niño survienne avant la fin de l’année a grimpé à 70 %.

« D’après les prévisions des modèles et les interprétations des experts, il est probable à 70 % environ que les conditions observées atteignent le stade d’un épisode El Niño de faible intensité au dernier trimestre de 2018 et pendant l’hiver boréal 2018-2019 », a indiqué l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence l’ONU basée à Genève, dans un communiqué.

Hausse des températures mondiales

« Autrement dit, ce scénario est deux fois plus probable que celui d’une persistance des conditions neutres », ont souligné les experts. « Ce réchauffement pourrait (…) intervenir très vite, entre septembre et novembre déjà, bien que les prévisions en question soient incertaines », a ajouté l’OMM.

Le phénomène El Niño réapparaît régulièrement et se traduit par une hausse de la température de l’océan Pacifique, poussant la moyenne des températures à la hausse et affectant les précipitations mondiales. L’agence de l’ONU note que l’intensité du prochain épisode El Niño est « incertaine vu que les résultats des prévisions numériques oscillent entre des conditions neutres et un Niño d’intensité modérée ».

Sécheresses et inondations

Elle estime toutefois que « l’arrivée d’un puissant Niño semble peu probable ». El Niño est un phénomène météo qui a une incidence majeure sur le climat mondial, se traduisant, selon les régions du monde, par des sécheresses et des inondations.

L’OMM souligne que le phénomène El Niño n’est pas le seul facteur qui détermine les régimes climatiques à l’échelle du globe. En outre, selon les experts, il n’y a pas nécessairement de corrélation directe entre l’intensité d’un épisode Niño et l’ampleur de ses incidences.

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