VIDEO. Rennes: Comment les nouveaux freins de la ligne B du métro vont préserver la qualité de l’air

TRANSPORT Les freinages répétés des plaquettes de frein génèrent au quotidien des microparticules dans l’air…

Camille Allain

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Les nouvelles rames du CityVal conçu par Siemens, qui équipera la ligne B du métro de Rennes.
Les nouvelles rames du CityVal conçu par Siemens, qui équipera la ligne B du métro de Rennes. — C. Allain / 20 Minutes
  • La deuxième ligne de métro de Rennes est actuellement en construction. Elle devrait être livrée à l’automne 2020.
  • Les nouvelles rames conçues par Siemens sont à l’essai. Le constructeur allemand du CityVal a équipé le nouveau métro de freins électriques.
  • Ce nouveau système est plus précis et surtout moins polluant que le système à plaquettes de la ligne A.
  • Les stations de métro sont régulièrement pointées du doigt en raison de leur air pollué aux microparticules.

Elles roulent au petit trot depuis quelques semaines, sous l’œil des techniciens de Siemens. Arrivées avant l’été, les nouvelles rames de la future ligne B du métro sont à l’essai au garage atelier de La Courrouze.

En attendant de pouvoir s’engouffrer dans le tunnel en octobre ou novembre, les rames sont actuellement testées à petite vitesse. « C’est un matériel neuf que nous n’avons jamais développé ailleurs, donc les tests vont être un peu plus longs », reconnaît Olivier Le Bras, responsable technique du projet CityVal pour Siemens.

Un freinage plus fluide… Et moins polluant

Plus larges et dotées de grandes surfaces vitrées, les nouvelles rames devraient apporter « davantage de confort aux passagers », selon le technicien de Siemens. Le système de freinage sera également plus performant et devrait également générer moins d’à-coups. Surtout, il devrait permettre de réduire significativement la pollution de l’air dans les stations.

Si le phénomène est méconnu du grand public, il préoccupe les constructeurs de métro. Les freinages répétés des plaquettes de frein génèrent au quotidien des microparticules que l’on sait dangereuses pour les humains. « Ici, nous n’avons pas de frein mécanique. Il n’y a pas de plaquette, donc on évite l’usure et la surchauffe. Et surtout on pollue beaucoup moins », précise le technicien.

Des mesures démontrent la pollution

Pour effectuer ses milliers d’arrêts quotidiens, la future ligne B embarquera à son bord un frein moteur électrique. « Il a l’avantage d’être plus précis que l’ancien système », précise Olivier Le Bras. Bien pratique quand il faut s’arrêter en face de portes automatiques.

Mise en service en 2002, la ligne A fonctionne toujours avec un système de freinage à plaquettes. Des mesures de pollution effectuées l’an dernier par des citoyens avaient démontré une qualité de l’air médiocre dans les stations de métro. « C’était l’endroit le plus pollué », témoignait Camille, l’une des volontaires qui avait effectué ces mesures.

La ligne B, dont les nouvelles rames sont actuellement à l’essai, devrait être mise en service « entre septembre et novembre 2020 », a précisé le président de Rennes Métropole Emmanuel Couet. L’investissement est évalué à 1,3 milliard d’euros.