Nucléaire, éolien, Bure… François de Rugy présentera sa feuille de route énergétique fin octobre

GOUVERNEMENT Le gouvernement devait initialement en présenter une première version cet été…

20 Minutes avec AFP

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La centrale nucléaire de Cruas en 2017.
La centrale nucléaire de Cruas en 2017. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Après sa nomination au poste de ministre de la Transition écologique, François de Rugy est attendu au tournant par les écologistes. Le ministre a annoncé que le gouvernement présentera sa feuille de route énergétique « à la fin du mois d’octobre ». Elle doit déterminer les grandes orientations de la France en matière d’énergies d’ici à 2028.

La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) précisera « la part de chaque énergie, le développement des énergies renouvelables que nous voulons faire », a déclaré François de Rugy sur France inter ce mercredi.

Fermeture de centrales nucléaires

La France, qui veut réduire sa dépendance à l’atome, est en pleine élaboration de la PPE pour les années 2019-2023 et 2024-2028. Le gouvernement devait initialement en présenter une première version cet été. La question du nucléaire – et des fermetures de réacteurs — est la plus épineuse du débat. Seule la fermeture de la centrale de Fessenheim a été pour l’instant décidée.

Interrogé sur le projet « Cigéo » d’enfouissement en profondeur des déchets nucléaires à Bure dans la Meuse, François de Rugy a également affirmé que « cela fera partie des sujets évidemment liés aussi à la programmation pluriannuelle de l’énergie ».

Déchets nucléaires, un héritage encombrant

« Même si on arrêtait le nucléaire demain matin - ce que personne ne propose et ce que tout le monde sait impossible à faire - même dans 10 ans, même dans 30 ans, on aurait de toute façon à gérer l’héritage des déchets nucléaires qui existent depuis qu’on produit de l’électricité avec des centrales nucléaires en France, c’est-à-dire depuis plus de 50 ans », a-t-il observé.

Par ailleurs, François de Rugy a estimé qu’EDF « est une grande entreprise qui sait faire entendre ses intérêts à tous les niveaux » mais qui est « comme d’autres entreprises publiques là pour mettre en œuvre la politique votée par le Parlement ». Evoquant les grands projets éoliens en mer, il a aussi jugé que « c’est cela vers quoi EDF doit se tourner ».