Climat: Les Etats-Unis atteindront moins de la moitié de leur ex-objectif

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE Après la démission de Nicolas Hulot, un nouveau coup dur pour la planète...

G. N. avec AFP

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New York sous un nuage de pollution.
New York sous un nuage de pollution. — Frances M. Roberts/NEWSCOM/SIPA

Il semblerait donc bien que Donald Trump a mis un grand coup d'accélérateur pour conduire la planète dans le mur climatique. En effet, les Etats-Unis devraient atteindre seulement la moitié de l'engagement à réduire les gaz à effet de serre fixé par  Barack Obama dans le cadre de l'accord de Paris et annulé par l'actuel président l'an dernier, selon une nouvelle étude.

Des dizaines de villes, entreprises et Etats américains se sont engagés depuis l'an dernier à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre, afin de tenter de compenser le retrait des Etats-Unis (et donc du gouvernement fédéral) de l'accord international signé à Paris en 2015.

la baisse est bien trop lente

Mais ces engagements ne suffiront pas, avec des réductions estimées à entre 670 et 810 millions de tonnes équivalentes de CO2 par an en 2030 par rapport à la trajectoire actuelle, soit moins de la moitié de ce que les Etats-Unis de Barack Obama avaient promis. Ces chiffres ont été publiés dans une analyse réalisée par des chercheurs de l'Université Yale pour le compte de plusieurs organisations et coalitions climatiques.

En 2016, les émissions américaines étaient de 5,7 milliards de tonnes de CO2. Elles baissent chaque année depuis 2007, mais le rythme est loin d'être assez rapide. L'engagement signé par Barack Obama était de les réduire de 26% à 28% d'ici 2025, par rapport au niveau de 2005. En 2016, la baisse était d'environ 12%.

Pas beaucoup mieux au niveau mondial

Cette nouvelle étude prépare le terrain au Sommet mondial pour l'action climatique, qui aura lieu du 12 au 14 septembre à San Francisco, et qui rassemblera tous les grands acteurs américains et étrangers non-étatiques (Etats fédérés, villes, régions, entreprises) qui entendent agir à leur niveau pour réduire les émissions.

Au niveau mondial, le compte n'y est toujours pas pour limiter l'augmentation de la température à moins de 2 degrés pendant ce siècle, par rapport à l'époque pré-industrielle, si l'on comptabilise les objectifs fixés par les Etats dans le cadre de l'accord. Les politiques promises par les pays-membres ne représentent qu'un tiers des réductions nécessaires, selon une analyse de 2016.

L'étude de Yale estime que l'action individuelle des villes et entreprises, dans le monde, sera loin de suffire pour combler le fossé, n'apportant que des réductions de l'ordre de 200 à 700 millions de tonnes de carbone par an.