La pollution de l’air nous rendrait stupides, selon une étude

ETUDE Les sujets exposés pourraient perdre l’équivalent d’un an de scolarisation, et même davantage pour les individus de plus de 64 ans, les hommes et les personnes au faible niveau d’éducation…

20 Minutes avec agence

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Illustration de la pollution de l'air à Pékin.
Illustration de la pollution de l'air à Pékin. — GREG BAKER AFP

Outre ses multiples effets néfastes sur les systèmes respiratoires, cardiovasculaires et cognitifs, la pollution de l’air nuirait également au quotient intellectuel (QI). Une étude sur le sujet a été réalisée par des chercheurs chinois et publiée le 27 août dans la revue scientifique PNAS.

Ces travaux ont montré que les individus exposés à des niveaux importants de pollution obtenaient de moins bons résultats que les autres à des tests de mathématiques et de lettres. Les spécialistes estiment que cette perte de capacités pourrait être équivalente à une année de scolarisation.

Les seniors et les hommes plus concernés

Les recherches ont été menées entre 2010 et 2014 sur 20.000 sujets. Les scientifiques se sont intéressés particulièrement au dioxyde d’azote et au dioxyde de soufre. Une baisse des performances intellectuelles d’une année sur l’autre a ainsi été détectée chez certains participants en fonction des pics de pollution observés.

Dans The Guardian, Xi Chen, un des auteurs de l’étude, affirme également que les conséquences de la mauvaise qualité de l’air sont plus marquées chez « les personnes âgées, surtout celles de plus de 64 ans, les hommes et les individus au faible niveau d’éducation ».

« Une question de capital humain »

Le chercheur évalue à « plusieurs années d’éducation » la perte subie par ces catégories de la population à cause d’un environnement dégradé. « Il est vraiment nécessaire que les gouvernements prennent des mesures concrètes pour réduire la pollution de l’air. C’est une question de capital humain, qui est un des facteurs les plus importants de croissance économique », explique Xi Chen.

Chaque année, sept millions de personnes trouveraient prématurément la mort dans le monde en respirant un air pollué.

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