VIDEO. Pyrénées-Orientales: D'où vient cet escargot urticant qui a envahi le littoral cet été?

LITTORAL De nombreux vacanciers se sont plaints de piqûres dans les eaux du Roussillon...

Nicolas Bonzom

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Une plage des Pyrénées-Orientales
Une plage des Pyrénées-Orientales — MEIGNEUX/BNT/SIPA
  • De nombreux vacanciers se sont plaints de piqûres dans les Pyrénées-Orientales.
  • La faute à un petit escargot en forme d’aiguille qui adore la chaleur.
  • Mais pas de panique, sauf allergie particulière, ce n’est pas dangereux.

Pour de nombreux vacanciers, la baignade a été un peu plus désagréable que d’habitude cette année sur les côtes des Pyrénées-Orientales. Beaucoup se sont plaints de picotements, ou de petites piqûres, en faisant trempette dans la Méditerranée,​ à Banyuls-sur-Mer, Saint-Cyprien ou même Leucate, dans l’Aude…

La faute à un petit gastéropode, le Creseis acicula, qui a envahi comme jamais le littoral catalan cet été. « C’est une sorte de petit escargot, avec une coquille toute droite, en forme d’aiguille, qui vit dans l’eau. Il dispose de deux ailes, qu’il peut sortir de sa coquille, un peu comme des pales d’hélicoptère », indique le professeur Vincent Laudet, directeur de l'observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer, qui a analysé ce drôle de phénomène après les multiples signalements effectués par des baigneurs.

Un mucus urticant

Pour attraper leurs proies, ce papillon des mers sécrète « un mucus qui est un peu urticant, poursuit le scientifique. Certes, ce n’est pas urticant comme une méduse. Ce n’est pas dangereux, sauf en cas d’allergie particulière. Mais comme il y en avait énormément, les gens avaient l’impression de très nombreuses petites piqûres. »

Et ces escargots étaient en effet très, très nombreux dans le Roussillon cette année, sur plusieurs dizaines de kilomètres de côtes, « plusieurs centaines de millions ». Une prolifération sans doute liée à la canicule qui a sévi dans le coin ces dernières semaines, car ces petits animaux, qui s’accrochent aux maillots de bain, adorent la chaleur.

« C’est évidemment désagréable mais notre mer est pleine de vie, c’est sa richesse et c’est ainsi qu’il faut l’aimer et la protéger même si parfois elle est un peu… épicée ! », note l’observatoire de Banyuls-sur-Mer, dans un article relayé sur son site Internet. Pour ceux qui commencent à peine leurs vacances dans le coin, bonne nouvelle : avec la baisse des températures, les Creseis acicula ont déserté les côtes, ces derniers jours.