Haute-Savoie: «Le summum de l'irrespect est-il atteint?» sur le Mont-Blanc, s'interroge le maire de Saint-Gervais

COUP DE GUEULE Le maire de Saint-Gervais s'alarme des comportements irrespectueux qui se multiplient selon lui lors de l'ascension du Mont-Blanc...

20 Minutes avec AFP

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Le massif du Mont-Blanc, situé en Haute-Savoie (image d'illustration).
Le massif du Mont-Blanc, situé en Haute-Savoie (image d'illustration). — JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Insultes, coup de poing, faux guides... Le maire de Saint-Gervais (Haute-Savoie) s'alarme des comportements irrespectueux qui se multiplient selon lui lors de l'ascension du Mont-Blanc, sans parler des touristes inconscients qui la tentent en baskets.

La ville de Saint-Gervais est le point de départ de la voie normale, dite du Goûter, vers le sommet du géant alpin (4.810 mètres). «Le summum de l'irrespect est-il atteint ?», s'interroge alors Jean-Marc Peillex, également conseiller départemental du Mont-Blanc, dans un communiqué en forme de ras-le-bol, listant les pires attitudes rapportées par des guides et autres témoins.

Volontairement bousculé sur l'arrête des Bosses par quatre Espagnols mal encordés

Ainsi, mercredi, un guide aurait reçu un coup de poing en croisant une cordée de huit personnes originaires d'Europe de l'Est au motif qu'il ne s'était pas arrêté pour les laisser passer. Un autre se serait fait insulter dans le refuge du Goûter, situé à 3.815 mètres d'altitude, pour avoir précisé qu'un piolet se remisait dans le local à crampons. Un troisième aurait été volontairement bousculé sur l'arrête des Bosses par quatre Espagnols mal encordés et mécontents de s'être fait doubler.

Dans la montée du Dôme du Goûter, trois imprudents ont, eux, fait la sieste côte à côte sur un pont de neige... Plus loin, un abri de détresse était rendu inaccessible, «privatisé» par une vingtaine de personnes.

Des Lettons qui ont tenté de monter avec un mât de 10 mètres pour hisser leur drapeau

Le 11 août, ce sont des Lettons qui ont tenté de monter avec un mât de 10 mètres pour hisser leur drapeau national au sommet du Mont-Blanc. Déjà alertés par Jean-Marc Peillex, les gendarmes les ont bloqués. Un touriste a même planté sa tente au sommet du Mont-Blanc, ajoute le maire qui dénonce également la présence de plusieurs «faux guides» sur l'itinéraire, qui n'ont évidemment pas le droit d'exercer.

«Ce ne sont pas moins en moyenne de 80 alpinistes par jour qui se sont empressés de monter au refuge du Goûter du 5 au 14 août», relève-t-il, une période pendant laquelle la préfecture avait recommandé aux alpinistes de différer leur ascension en raison de la canicule qui provoquait de dangereuses chutes de pierres.

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Depuis le début de l'été, un seul mort est à déplorer sur la voie normale menant au Mont-Blanc, contre douze en 2017 à la même époque sur l'ensemble des itinéraires vers son sommet.