Sur l’autoroute, un tiers des automobilistes français jette ses déchets par la fenêtre de sa voiture

POLLUTION En 2017, 9.000 tonnes de déchets ont été abandonnées au bord des autoroutes de France, soit une tonne par kilomètre du réseau national…

20 Minutes avec agence

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Selon un sondage de Vinci Autoroutes, un Français sur trois jette des déchets par la fenêtre de sa voiture. (Illustration)
Selon un sondage de Vinci Autoroutes, un Français sur trois jette des déchets par la fenêtre de sa voiture. (Illustration) — G. VARELA /20 MINUTES

Un Français sur trois reconnaît se débarrasser occasionnellement de ses déchets en les jetant par la fenêtre de sa voiture, indique une étude réalisée par Vinci Autoroutes. Ainsi, 25 % des personnes interrogées dans le cadre du sondage relayé par Le Parisien ce mercredi parlent de matières organiques comme des trognons de pomme ou des noyaux. 14 % évoquent des mégots.

Une tonne de déchets par kilomètre

Résultat, 9.000 tonnes d’ordures ont été ramassées sur le bord des autoroutes françaises en 2017, soit une moyenne d’une tonne par kilomètre.

« Sur une section d’autoroute entre Aix-en-Provence et Marseille, nous avons comptabilisé jusqu’à 200 mégots par kilomètre et par jour. C’est d’autant plus effrayant que cette région est particulièrement exposée aux risques d’incendie », déplore ainsi Bernadette Moreau, responsable du développement durable de Vinci Autoroutes.

Poubelles pleines, mauvais tri sélectif

Les raisons invoquées sont multiples. Parmi elles, l’absence de poubelle dans les environs ou le fait que celles-ci soient pleines pour 83 % des pollueurs. Mais aussi, pour 40 % des personnes qui abandonnent leurs déchets, le désagrément de garder ses ordures avec soi en attendant de trouver un endroit pour les jeter.

L’étude montre aussi que les automobilistes ne sont pas non plus de grands adeptes du tri sélectif. Les Français sont en effet 90 % à s’y plier chez eux et 87 % à l’effectuer lorsqu’ils sont en vacances. Mais sur les aires d’autoroutes, le chiffre passe à 72 %. « On se retrouve du coup avec 50 % des déchets qui ne pourront pas aller dans la filière de recyclage », regrette Bernadette Moreau.

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