Pollution à l'ozone: Pourquoi la circulation de certaines voitures n'est pas interdite dans les Bouches-du-Rhône

POLLUTION Ce vendredi, pour la seconde journée consécutive, les Bouches-du-Rhône sont placés en alerte niveau 1 à la pollution d’ozone…

Mathilde Ceilles

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Du fait d'un indice de pollution élevé, les Franciliens sont invités à utiliser d'autres moyens de transport en commun que la voiture (Illustration).
Du fait d'un indice de pollution élevé, les Franciliens sont invités à utiliser d'autres moyens de transport en commun que la voiture (Illustration). — Alexandre GELEBART/20MINUTES
  • Les Bouches-du-Rhône connaissent un épisode de pollution à l’ozone.
  • Contrairement à Paris, la circulation différenciée n’est pas mise en œuvre.
  • Cette option est à l’étude.

Depuis plusieurs jours, plusieurs régions de France connaissent des pics de pollution à l’ozone. La région Paca n’est pas épargnée : ce vendredi, le département des Bouches-du-Rhône connaît un nouveau pic de pollution à l’ozone. Des épisodes toujours d’actualité ce samedi dans le département, pour la troisième journée consécutive.

A Paris a été décidée la mise en place d’une circulation différenciée, afin d’interdire les véhicules les plus polluants de circuler et baisser la teneur en ozone dans l’air. Qu’en est-il dans les Bouches-du-Rhône ? 20 Minutes fait le point.

Un arrêté prévoit-il l’interdiction de circulation des véhicules polluants en région Paca ?

Depuis le 20 juin 2017, oui. Un arrêté pris par le préfet de la zone de défense sud prévoit la restriction de la circulation des véhicules, qui est donc théoriquement possible. Cette restriction concerne alors, selon les termes de l’arrêté « les véhicules les plus polluants » tels que définis par la vignette Crit’Air.

Pourquoi la circulation des véhicules les plus polluants n’est-elle pas interdite dans les Bouches-du-Rhône ?

Selon l’arrêté pris par le préfet des Bouches-du-Rhône le 23 juin 2017, la restriction des véhicules les plus polluants n’est déclenchée que lors d’épisodes de pollution à l’ozone dite dit « d’alerte niveau 2 ». Cette alerte est lancée lorsque la teneur d’ozone atteint les 300 µg/m3 en moyenne horaire pendant trois heures consécutives. Or, le niveau d’alerte pour les pics de pollution de ce jeudi ainsi que ce vendredi sont dits de « niveau 1 ». Cette alerte est déclenchée lorsque la teneur d’ozone atteint les 240 µg/m3 en moyenne horaire pendant trois heures consécutives.

Dans ce cas de figure, l’arrêté prévoit l’abaissement de 20 km/h des vitesses maximales autorisées. Une mesure toutefois difficile à faire respecter, notamment en raison du fait que les radars sur les routes n’ont pas été réglés en ce sens… « C’est un travail de sensibilisation à cette question de santé publique », reconnaît Christophe Reynaud, directeur de cabinet du préfet de police des Bouches-du-Rhône.

La vignette Crit’Air est-elle obligatoire dans les Bouches-du-Rhône ?

Non. A Marseille, l’une des villes les plus polluées de France, comme dans tout le département des Bouches-du-Rhône, aucune mesure n’est prise en ce sens. Toutefois, selon nos informations, l’Etat et la métropole travaillent en ce moment sur le dossier. « Il y aura début septembre prochain une réunion pour les Bouches du Rhône, avec un comité Exp’AIr comprenant des élus et des techniciens et experts, pour préciser le dispositif (périmètre, seuil des vignettes autorisées) », indique la préfecture.

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