Gironde: Un bitume à base d'émulsions végétales testé sur une route départementale

RECYCLAGE Ce procédé développé par Eiffage Route, permet de recycler sur place le bitume et de le mélanger à une émulsion végétale issue des pins, pour la réfection des routes...

M.B.

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Le procédé développé par Eiffage permet de mélanger du bitume à un liant végétal pour fabriquer une route neuve. Lancer le diaporama
Le procédé développé par Eiffage permet de mélanger du bitume à un liant végétal pour fabriquer une route neuve. — Eiffage route

Le département de la Gironde lance ces jours-ci une expérimentation unique en France dans la rénovation des routes. Il s’agit d’un procédé de retraitement de chaussée à froid, qui remplace le bitume des enrobés par une solution écologique à base d’émulsions végétales issues des pins. Pour résumer, le bitume est recyclé sur place, et mélangé au liant végétal à base de pin, pour fabriquer une route neuve.

Le procédé Recytal-ARM® développé par Eiffage Route, est utilisé depuis mardi pour la réfection de la chaussée sur la RD 670 à Saint-Jean-de-Blaignac. En 2017, ce procédé a été retenu par le comité d’innovation routes et rues (CIRR), pour être testé en situation réelle. La Gironde est le premier lieu d’expérimentation en conditions réelles de cette technique.

Le schéma explicatif du procédé Recytal-ARM
Le schéma explicatif du procédé Recytal-ARM - Conseil départemental Gironde

 

Technique routière plus respectueuse de l’environnement

« Depuis plusieurs années, le département cherche à mettre en œuvre des techniques routières plus respectueuses de l’environnement, assure le conseil départemental : réduction des températures des enrobés, réutilisation d’un pourcentage élevé d’enrobés lors de la réfection des routes, réduction des rejets de gaz à effet de serre… Le recyclage du béton bitumineux permet également de prélever moins de ressources naturelles (par exemple les granulats), une démarche importante compte tenu du déficit de matériaux à proximité. »

Le procédé sera suivi pendant une période de trois ans, et s’il s’avère concluant, il pourrait être généralisé à l’ensemble des travaux des routes du département.