Toulouse: Des déchets radioactifs dont l’université Paul-Sabatier a bien du mal à se débarrasser

ENVIRONNEMENT Des objets radioactifs stockés par l’université Paul-Sabatier depuis plusieurs années sont toujours dans l’attente d’une prise en charge par la filière dédiée…

Beatrice Colin

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Plusieurs sources et déchets radioactifs issus des laboratoires de l'université Paul-Sabatier attendent d'être traités par une filière dédiée.
Plusieurs sources et déchets radioactifs issus des laboratoires de l'université Paul-Sabatier attendent d'être traités par une filière dédiée. — Florence Durand / SIPA

Cela va de la pipette aux liquides aqueux. Stockés dans un local sécurisé, ces sources et déchets radioactifs sans danger, l’université Paul-Sabatier (UPS) a bien du mal à s’en débarrasser.

Selon l’Autorité de sûreté nucléaire, qui présentait son bilan lundi, l’établissement aurait dû faire évacuer depuis décembre ces 376 objets, datant de plusieurs années. « Nous retournerons faire une inspection en septembre, si rien n’est fait nous étudierons des moyens de coercition », indique Jean-François Valladeau de l’ASN, qui reconnaît que cette situation existe dans d’autres universités. Et que la question des filières de recyclage n’est pas si simple.

Un budget alloué

Cette évacuation, l’université planche dessus depuis quatre ans. Et si un temps, la question du coût était invoquée comme étant un frein, aujourd’hui elle n’est plus à l’ordre du jour. Un budget a en effet été spécifiquement alloué. Une partie a déjà été dépensée pour faire évacuer cette année, certains déchets. Mais l’enveloppe n’a pas été entièrement consommée.

« On veut bien la dépenser. Il existe des filières de traitement, mais nous sommes dans l’attente de leur proposition de reprises », assure Laurent Barbieri, le directeur général des services de l’université qui espère régler rapidement ce dossier.