VIDEO. Béziers : Prison avec sursis requise contre les douze militants anti-glyphosate

GLYPHOSATE Le substitut du procureur de la république de Béziers a requis un mois de prison avec sursis contre douze militants pour leur action anti-glyphosate en 2016 à Pézenas…

Jerome Diesnis

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Les députés n'ont pas gravé dans la loi l'interdiction du glyphosate d'ici 2021 malgré la promesse d'Emmanuel Macron.
Les députés n'ont pas gravé dans la loi l'interdiction du glyphosate d'ici 2021 malgré la promesse d'Emmanuel Macron. — ALLILI/SIPA

Un mois de prison avec sursis a été requis mercredi contre douze prévenus, coupables d’avoir mené une action anti-glyphosate dans un magasin de Pézenas, dans l’Hérault. La grande surface a réclamé de son côté 12.500 euros afin de couvrir ses pertes commerciales.

Le 19 mars 2016, les militants avaient aspergé de peinture des rayons contenant du glyphosate. Ils sont venus témoigner à la barre de leurs craintes que ce produit décrié pouvait faire peser sur leur santé. « Ces bidons contiennent des poisons pour nous, nos enfants et petits-enfants, pour notre environnement, c’était mon devoir » d’agir ainsi, explique l’une des prévenus. Un autre évoque sa maladie après avoir manipulé pendant de des années des pesticides.

Jugement en délibéré

Le ministère public de son côté a souhaité ramener le procès à l’action des douze prévenus. « Ce n’est pas le procès de Monsanto, ce n’est pas le procès de l’Etat mais celui de douze personnes jugées pour des faits de délinquance de droit commun », a expliqué le substitut du procureur Samuel Serre.

Le jugement a été mis en délibéré au 4 juillet.

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