Bretagne: Le démantèlement partiel de la centrale de Brennilis sur le point de s’achever

NUCLEAIRE A l’arrêt depuis 1985, la doyenne des centrales françaises ne sera complètement démantelée qu’après 2030...

Jérôme Gicquel

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Mise en service en 1967, la centrale de Brennilis dans le Finistère est à l'arrêt depuis 1985.
Mise en service en 1967, la centrale de Brennilis dans le Finistère est à l'arrêt depuis 1985. — M.ASTAR/SIPA
  • Le démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis est un long feuilleton à rebondissements.
  • D’ici la fin juillet, EDF aura achevé le démantèlement partiel du site.
  • Pour le démantèlement complet, il faudra encore attendre au moins jusqu’en 2030.

Démanteler une centrale nucléaire prend du temps, beaucoup de temps même. Brennilis dans le Finistère en est le parfait exemple. A l’arrêt depuis 1985, la doyenne des centrales françaises est toujours sur pied. Son démantèlement ressemble à un long feuilleton parti pour durer encore plusieurs années. D’ici la fin juillet, une nouvelle étape sera franchie avec la fin du démantèlement partiel du site.

A cette date, EDF aura donc achevé la déconstruction de l’ancienne station de traitement des effluents et des échangeurs de chaleurs à l’intérieur du bloc réacteur. Autorisé en 1997, le démantèlement partiel de la centrale aura donc mis plus de 20 ans à se concrétiser, retardé par de nombreux rebondissements. En 2007, le Conseil d’Etat avait ainsi annulé le démantèlement complet pourtant autorisé par décret un an plus tôt. Les travaux n’avaient finalement repris sur le site qu’en 2011.

Le démantèlement complet pas avant 2030

Parallèlement à la fin du chantier, EDF a également jusqu’à la fin juillet pour déposer un dossier de démantèlement complet du site à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). « C’est un gros dossier et il faudra au moins deux ou trois ans pour l’instruire », assure Hélène Héron, chef de la division de Caen de l’ASN.

Si l’ASN donne son feu vert, le démantèlement complet de la centrale, qui s’annonce encore plus complexe, ne devrait donc pas démarrer avant 2020, voire même 2021. Il sera alors temps de s’attaquer au bâtiment réacteur avant la réhabilitation du site. Une nouvelle phase qui devrait au moins durer « une dizaine d’années », selon Jean Cucciniello, directeur du site, interrogé sur le sujet il y a quelques mois. Autant dire qu’on n’a pas encore fini de parler de Brennilis.