Un orage en France.
Un orage en France. — Panicci/pixabay

METEO

Du Finistère à la Savoie, la France sous les orages et les pluies violentes

Les averses orageuses se multiplient ce dimanche et « concernent actuellement d'une part une large bande du Massif central vers le Poitou et l'ouest de la Bretagne et d'autre part l'Aquitaine, le Rhône-Alpes et le Jura », rapporte Météo-France...

Quarante-huit départements de l’Ouest, du Centre et de l’Est du pays ont été maintenus en « vigilance orange » dimanche par Météo-France, en raison du risque d'orages violents, de fortes pluies et donc d'inondations.

Les averses orageuses « se multiplient et concernent actuellement d’une part une large bande du Massif central vers le Poitou et l’ouest de la Bretagne et d’autre part l’Aquitaine, le Rhône-Alpes et le Jura », précise le dernier bulletin de Météo-France.

Des intensités de pluie très fortes

« Les intensités de pluie sont fortes (souvent 20 à 30 mm de pluie en 30 minutes) et localement de la grêle a été observée », ajoute-t-il. C’est le cas à Morlaix dans le Finistère où le centre-ville est actuellement paralysé par un orage violent qui s’est abattu vers 16h ce dimanche. Il est tombé en une demi-heure « 21 millimètres de précipitations », soit l’équivalent d’un « demi-mois de pluie », explique une prévisionniste de Météo-France au quotidien local Le Télégramme.

Selon Météo France, les orages vont ainsi « se multiplier sur la Nouvelle Aquitaine, le nord du Massif central, sur un large axe allant de la Bretagne vers le Centre et le nord de Rhône-Alpes, sur la Bourgogne et la Franche-Comté «. Ils » seront puissants avec un déplacement relativement lent «, et pour cette raison, outre une forte activité électrique, » les cumuls de précipitation pourront être importants sur un court laps de temps" : jusqu’à 30 à 50 mm localement, voire très ponctuellement 80 mm en pointe.

Des orages étonnant par leur nombre, leur répétition, leur étendue…

« Le niveau de densité d’orages est typiquement celui généralement observé au cours de l’été quand l’énergie thermique est à son maximum », explique Etienne Kapikian, ingénieur à Météo-France.

« La combinaison entre une situation dépressionnaire récurrente sur le sud-ouest de l’Europe et des masses d’air plus chaudes et plus humides que la normale ont favorisé depuis mai une situation remarquablement orageuse », ajoute-t-il. Un excédent de 1,3 degré a ainsi été enregistré en mai.

Pour Etienne Kapikian, ce qui est le plus remarquable, ce n’est pas tant la violence de ces orages que leur nombre, leur répétition et leur étendue. Quelque 180.000 impacts de foudre ont été enregistrés en métropole, soit 50 % de plus qu’en mai 2009. En outre, dans une atmosphère plus chaude, le potentiel de pluies intenses est plus important, souligne le prévisionniste.

Des orages jusqu’au week-end prochain

Toutefois, la situation n’est pas « complètement inédite » et les orages vont se poursuivre jusqu’au week-end prochain. « Il y a eu des mois de mai ou juin très orageux dans le passé », selon lui, même si on manque de profondeur de données, celles-ci n’étant enregistrées que depuis 2000.

Quant au lien avec le réchauffement climatique, Etienne Kapikian fait valoir « que l’excédent thermique facilite des intensités précipitantes plus fortes ».

« On n’a pas forcément plus d’orages dans un climat plus chaud, mais ces orages peuvent être plus intenses en termes de précipitations », estime-t-il.