Hong Kong: Une plage prisée des tortues de mer nettoyée par plus de 2.000 bénévoles

ENVIRONNEMENT La présence de déchets plastiques tue les tortues venues pondre sur la plage avant même qu’elles atteignent la terre ferme…

20 Minutes avec agences
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Un bébé tortue libéré par des protecteurs de l'environnement tente de rejoindre la mer sur la plage de San Diego, San Salvador, le 20 novembre 2010.
Un bébé tortue libéré par des protecteurs de l'environnement tente de rejoindre la mer sur la plage de San Diego, San Salvador, le 20 novembre 2010. — J. CABEZAS / AFP

Opération écolo d’envergure. Plus de 2.000 bénévoles ont nettoyé ce dimanche une plage de Hong Kong prisée des tortues de mer.

Ces animaux sont, comme d’autres, victimes des déchets en plastique qui s’amoncellent sur les bords de mer. La plage Shek Pai Wan, connue comme « l’anse des tortues », est l’un des rares lieux de ponte des tortues de mer.

Petits bouts de plastiques

Sur le sable, les bénévoles ont rassemblé des dizaines de sacs de déchets en plastique (pailles, brosses à dents, couverts, sacs). Beaucoup étaient réduits en petits morceaux, nécessitant des tamis pour les récupérer. « De loin, les cailloux et les galets ont l’air normaux, a observé un jeune bénévole de 14 ans. Mais lorsqu’on s’approche il y a énormément de petits bouts de plastiques et les tortues peuvent facilement penser que c’est de la nourriture. »



« Les tortues prennent les sacs en plastique pour des méduses et les mangent », explique Sharon Kwok, cofondatrice de l’organisation Aquameridian. Malgré la fermeture du site de juin à fin octobre, aucun nid n’y aurait été enregistré depuis six ans, selon les écologistes.

Une coresponsabilité chinoise et hongkongaise

« Les tortues n’arrivent pas jusqu’à la plage pour déposer leurs œufs », poursuit la militante. Selon elle, les animaux meurent avant, coincés dans des filets de pêches, heurtés par des navires, après avoir ingéré quantité de déchets. Depuis le début de l’année, sept tortues de mer ont été retrouvées échouées à Hong Kong. Les associations pensent que beaucoup d’autres ont simplement coulé.



Autorités et écologistes accusent le sud de la Chine continentale de la prolifération des déchets. En 2017, une fuite d’huile de palme avait souillé les plages après la collision de deux navires. Mais Hong Kong a aussi sa part de responsabilité. En 2016, les médias locaux faisaient état de seringues et déchets médicaux sur les plages, jetés en mer par les cliniques hongkongaises.