VIDEO. La Bretagne encore plus belle vue du ciel à bord d’un paramoteur

PHOTO Jérôme Houyvet a volé au-dessus du littoral breton et en a tiré une série de trois ouvrages...

Jérôme Gicquel

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L'archipel de Bréhat. Lancer le diaporama
L'archipel de Bréhat. — Jérôme Houyvet / www.jeromehouyvet.com
  • Jérôme Houyvet a photographié le littoral breton à bord d’un paramoteur.
  • Il en tire une trilogie d’ouvrage, dont le premier tome consacré à l’Ille-et-Vilaine et aux Côtes-d’Armor vient de sortir.

Que la Bretagne est belle comme aurait pu le chanter Jean Ferrat ! Et ce ne sont pas les photographes qui diront le contraire, eux qui ont flashé la région sous toutes ses coutures. Ainsi, on ne compte plus le nombre d’ouvrages publiés sur la Bretagne vue du ciel. La démarche de Jérôme Houyvet, baptisé « le photographe goéland », est cette fois un peu différente. Plutôt que d’utiliser un drone ou de monter dans un hélicoptère pour immortaliser la beauté du littoral, le photographe normand a sillonné le ciel breton à bord d’un paramoteur.

Un appareil volant cher à Nicolas Hulot qui est composé d’une voile de parapente et d’un moteur à hélice situé juste derrière le pilote. « J’aime bien cette démarche de travailler lentement en l’air. J’y vais par petites touches, ce qui me permet d’explorer le territoire en détail », indique le photographe, spécialisé dans le monde des sports de glisse. « Et contrairement à un hélicoptère, je peux voler assez bas et en toute sécurité. Sans compter le coût d’exploitation et l’empreinte écologique qui ne sont pas les mêmes », poursuit-il.

Plusieurs dizaines d’heures de vol au compteur

Dans sa trilogie d’ouvrages intitulée Vol au-dessus du littoral de Bretagne, dont le premier tome consacré à l’Ille-et-Vilaine et les Côtes-d’Armor sort ce mois-ci chez Big Red One Editions, Jérôme Houyvet a voulu sortir des images un peu cliché de la Bretagne. « On ne trouvera pas de phare avec des grosses vagues », sourit-il.

Et même s’il avait voulu immortaliser la scène, il n’aurait pas pu. « Le paramoteur est assez simple à piloter. Mais au-dessus de 25 km/h de vent, on ne peut pas voler », indique le photographe, qui a volé près de 70 heures pour chaque ouvrage. « Chaque endroit photographié a été survolé quatre fois. J’y retournais à différents moments de la journée, à différentes saisons ou périodes de marées », poursuit Jérôme Houyvet, qui a réalisé près de 6.000 clichés pendant plusieurs mois.

De ce voyage dans le ciel breton, il retient quelques endroits coup de cœur, qu’il partage bien sûr avec le lecteur. « Certains endroits sont plutôt méconnus comme l’archipel de Port-Blanc ou les falaises de Plouha. D’autres sont beaucoup plus célèbres mais toujours aussi beau comme la côte de granit rose ou Saint-Malo », énumère-t-il, des images encore plein les yeux.