Etats-Unis: Ouf, le nouveau chef de la Nasa croit maintenant au changement climatique

CLIMAT Le nouveau dirigeant de l’agence spatiale américaine avait exprimé des positions climatosceptiques en 2013…

20 Minutes avec agences

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Le nouvel administrateur de la Nasa Jim Bridenstine serre la main du vice-président Mike Pence lors de sa cérémonie d'intronisation, le 23 avril 2018 dans les locaux de l'agence spatiale à Washington.
Le nouvel administrateur de la Nasa Jim Bridenstine serre la main du vice-président Mike Pence lors de sa cérémonie d'intronisation, le 23 avril 2018 dans les locaux de l'agence spatiale à Washington. — Pablo Martinez Monsivais/AP/SIPA

Le nouvel administrateur de la Nasa, un ex-parlementaire nommé par Donald Trump, croit enfin au réchauffement climatique.

« Le rapport national sur le climat […] a conclu qu’il était extrêmement probable que l’activité humaine soit la première cause du réchauffement climatique », a déclaré ce mercredi Jim Bridenstine devant le Sénat. « Je n’ai aucune raison de douter de la recherche scientifique à l’origine du rapport ».

« La recherche scientifique ne doit pas être partisane »

Le sénateur démocrate qui avait abordé la question lui a ensuite demandé de confirmer qu’il croyait bien que les humains changeaient le climat. « Oui », a répondu Jim Bridenstine. « Êtes-vous d’accord qu’il s’agit d’un changement d’opinion de votre part ? », a renchéri l’élu. « Oui », a encore une fois répondu le nouvel administrateur de la Nasa.

Jim Bridenstine a ensuite confirmé que l’agence spatiale continuerait d’étudier les cycles du carbone sur la Terre. « La recherche scientifique ne doit pas être partisane », a-t-il déclaré. « Vous avez ma parole ».

Des propos climatosceptiques en 2013

Sa nomination à la tête de la Nasa avait provoqué un vent de panique en raison de son manque d’expérience scientifique, mais surtout pour ses positions remettant en cause la réalité du changement climatique en 2013. Confirmé à son poste en avril, il avait déjà rassuré le personnel de la Nasa mi-mai, leur assurant qu’il croyait au réchauffement dû au dioxyde de carbone rejeté par les humains.

Il avait aussi souligné que le budget pour les sciences de la Terre réclamé par l’administration Trump pour l’année prochaine était le deuxième plus élevé de l’histoire de la Nasa.

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