Un apiculteur veut piquer le poste du ministre de l'Agriculture... et il est loin d'être mégalo

CA PIQUE Pour défendre la cause des abeilles, le président du syndicat des apiculteurs Midi-Pyrénées est officiellement candidat au poste de ministre de l'Agriculture...

Beatrice Colin

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Olivier Fernandez, à gauche, président du syndicat des apiculteurs Midi-Pyrénées, et candidat au poste de ministre de l'Agriculture.
Olivier Fernandez, à gauche, président du syndicat des apiculteurs Midi-Pyrénées, et candidat au poste de ministre de l'Agriculture. — Syndicat apiculteurs MP.

Le président du syndicat des apiculteurs Midi-Pyrénées a envoyé ce mardi un courrier officiel à Matignon où il explique qu’il a déposé sa candidature spontanée au poste de ministre de l’Agriculture, en lieu et place de Stéphane Travert.

« C’est une démarche à la fois humoristique et sérieuse, sans être mégalo », assure celui qui se bat depuis plusieurs années sur cette question.

Cette année encore, les apiculteurs enregistrent des pertes énormes au sein de leurs cheptels, plus de 400.000 ruches sont décimées ainsi chaque année.

Suppression du glysphosate

« A part les pesticides pour justifier leur mortalité, on n’a rien trouvé. Il y a 15 jours, l’Union européenne a reconnu l’implication de trois néonicotinoïdes. Mais lorsqu’il a été interrogé sur une possible indemnisation des apiculteurs, Stéphane Travert a indiqué qu’un observatoire allait être mis en place dans deux régions. Comme cela fait 25 ans que l’on sait l’impact des pesticides, je me demande ce qu’il va observer. Il nous prend pour des imbéciles », lâche ce responsable associatif.

Pour lui, il est donc « temps de changer », histoire d’éviter de voir ressurgir l’épandage aérien en troquant les avions par des drones.

Si, « sur un malentendu », sa candidature était retenue, Olivier Fernandez l’assure : son premier chantier sera de « faire respecter la parole d’Emmanuel Macron, en mettant en œuvre son engagement de suppression du glyphosate d’ici à 2020 ».