VIDEO. Alès: «On a en commun une révolte terrible sur la façon dont on tue les animaux dans les abattoirs», déclare Brigitte Bardot aux côtés de Rémi Gaillard

ANIMAUX L’actrice et l’humoriste s’associent pour demander la vidéo-surveillance dans les abattoirs, alors que le projet de loi agricole va être débattu cette semaine à l’Assemblée Nationale…

Jerome Diesnis

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Brigitte Bardot et Rémi Gaillard dénoncent le traitement des animaux dans les abattoirs
Brigitte Bardot et Rémi Gaillard dénoncent le traitement des animaux dans les abattoirs — Fondation Brigitte Bardot
  • Rémi gaillard et Brigitte Bardot réclament la création d’une loi qui oblige la mise en place de contrôles vidéo dans les abattoirs.
  • Impliqués dans le combat de la défense de la cause animale, ils appuient leur demande avec la diffusion d'une vidéo choc filmées dans l'abattoir d'Alès, dans le Gard.
  • Auditionné en 2016, devant la commission d'enquête parlementaire après un premier scandale, le maire d'Alès s'était justifié en évoquant «le vrai problème de l'abattage rituel».

Dans une vidéo postée sur un site d’hébergement, l’humoriste Rémi gaillard et la présidente éponyme de la fondation Brigitte Bardot interpellent le président de la république Emmanuel Macron, afin d’obtenir la création d’une loi qui oblige la mise en place de contrôles vidéo dans les abattoirs. « L’horreur continue. S’il y avait des caméras ou des fenêtres dans les abattoirs, le monde deviendrait végétarien », estime l’humoriste.

D'abord envisagée, l'intallation de caméras de surveillance ne figure pas dans le projet de loi issu des états généraux de l'alimentation. Ce projet de loi sera présenté en séance publique à l'Assemblée nationale, du 22 au 25 mai.

« La souffrance et l’agonie animale continue encore et encore »

« On a en commun une révolte terrible sur la façon dont on tue les animaux dans les abattoirs », évoque pour sa part l’ancienne actrice. Leur message est entrecoupé d’images qui auraient été filmées en février 2018. « Des lanceurs d’alerte ont plaqué des caméras dans un abattoir français, celui d’Alès. La souffrance et l’agonie animale continue encore et encore », souligne Rémi Gaillard. « On voit clairement sur les images qu’il y a des reprises de conscience ».

La vidéo est visible ici. Attention, elle contient des images choquantes. « Comment peut-on encore faire subir à des animaux pareils tortures ? », s’insurge Brigitte Bardot. L’abattoir d’Alès avait déjà été mis en cause par l’association L214 en 2015.

Le maire avait soulevé «le vrai problème politique de l'abattage rituel»

Auditionné en avril 2016 par la commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'abattage des animaux dans les abattoirs français, le maire de cette commune du Gard, Max Roustan (LR), avait évoqué « le vrai problème politique de l’abattage rituel ». Selon lui, les « trois quarts » des extraits diffusés alors par l'association L214 étaient liés à l'abattage rituel, qui concerne la moitié de l’activité de l’abattoir d’Alès. « Ni le directeur ni moi ne pouvons leur demander de procéder autrement. S’ils faisaient autrement, les animaux ne seraient pas acceptés dans le cadre de la viande hallal. On fait les choses conformément aux règles en vigueur aujourd’hui. Ils Interdisent toute forme d’étourdissement irréversible. Certaines acceptent. Nous on a les courriers, ils ne veulent pas, même légèrement », s’était défendu le premier magistrat, par ailleurs président de la communauté d’agglomération d’Alès.

« Les animaux doivent être étourdis avant la saignée »

Dans la vidéo publiée ce lundi (dans laquelle il n’est fait mention d’aucune pratique à caractère rituel), Brigitte Bardot estime que « quelle que soit la religion, les animaux doivent être étourdis avant la saignée ».