Gironde: Une nouvelle commune demande un épandage aérien contre les moustiques

ENVIRONNEMENT Après Ambès, qui avait lancé une pétition le 24 avril dernier pour demander un épandage aérien, c'est autour d'Ambarès-et-Lagrave, également située sur la presqu'île, de se tourner vers la préfecture pour demander un recours aux grands moyens dans la lutte contre les moustiques...

E.P.

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Illustration d'un épandage aérien au moyen d'un insecticide sous forme de granules dans la vallée de la Marque. MIKAEL LIBERT / 20 MINUTES
Illustration d'un épandage aérien au moyen d'un insecticide sous forme de granules dans la vallée de la Marque. MIKAEL LIBERT / 20 MINUTES — M.LIBERT/20 MINUTES

Le 24 avril dernier, le maire d’Ambès, commune située sur la presqu’île d’Ambès en Gironde, avait lancé une pétition pour réclamer un traitement par voie aérienne contre les moustiques qui harcèlent ses administrés. A ce jour, elle comporte plus de 2.700 signatures dont celle du maire d’Ambarès-et-Lagrave, qui demande lui aussi l'emploi des grands moyens dans la lutte contre le moustique

" Comme en 2014, il me semble nécessaire, au moins pour cette année, de réaliser à nouveau un épandage héliporté, cette situation ne pouvant rester sans mise en œuvre d’une solution plus radicale ", explique Michel Héritié, maire d’Ambarès, sur le site municipal. 

Il a demandé l’organisation d’une réunion dès la semaine prochaine avec les agents de l’EID (établissement interdépartemental de démoustication) et demande au préfet de la Gironde d'autoriser exceptionnellement un traitement par voie héliportée dans les meilleurs délais. 

Une solution dommageable aux autres espèces animales

« Cette méthode (d’épandage aérien d’insecticide) est certes efficace mais pose des problèmes par rapport à l’impact sur les autres espèces », rappelait Alain Renard, vice-président du département de la Gironde, compétent en la matière. Celui-ci précise qu’un plan spécial de lutte contre le moustique-tigre est mis en place à partir de ce 1er mai sur le territoire mais qu’il ne concerne pas les moustiques autochtones. Le département travaille sur les systèmes hydrauliques pour limiter les envols des larves et estime préjudiciable pour l’environnement le recours au traitement aérien.