Montpellier: Bouteilles, plastique... Dans les dunes des plages du littoral, une triste collecte

ENVIRONNEMENT Depuis plusieurs semaines, les bénévoles se relaient pour ramasser les déchets amassés sur les plages et dans les dunes autour de Montpellier...

Jerome Diesnis

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Une centaine de bénévoles a nettoyé les plages du Grand Travers, multipliant les allers-retours pour vider les détritus amoncelés
Une centaine de bénévoles a nettoyé les plages du Grand Travers, multipliant les allers-retours pour vider les détritus amoncelés — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse
  • Depuis plusieurs semaines, de nombreux bénévoles, à l'appel d'associations, de collectivités ou d'entreprises dont ils sont salariés, nettoient les plages et les dunes sur la côte autour de Montpellier.
  • Du verre, du plastique, des mégots, des vêtements usés... Des tonnes de déchets ont déjà été ramassés.
  • «Si on ne les ramasse pas, ces déchets partent à la mer. Les poissons les absorbent quand ils sont en microparticules… et nous mangeons ces poissons et le plastique avec», explique un bénévole.

Cling, cling… De Frontignan à La Grande-Motte, ce bruit de bouteilles de verre résonne depuis plusieurs semaines. « On est très surpris de ce que l’on trouve, explique Virginie, venue en famille avec Paul et Emilie participer au nettoyage de la plage du Grand travers. Il y a énormément de verres aux abords de la discothèque, de l’autre côté de la route. Mais aussi beaucoup de plastique. On a retrouvé de tout : des vélos, des chaussures, des habits ».

Ce jour-là, ils étaient une centaine à répondre à l’appel de l’Association des propriétaires et résidents du Grand travers (APRGT). La mairie, mais aussi des entreprises se mobilisent à tout de rôle depuis le début du printemps pour redonner son éclat à la nature. « Ce que l’on ramasse est conséquent, mais le plus important, c’est l’implication des gens, souligne René Cattin, le président de l’APRGT. En 2005, lors du premier nettoyage, on était une dizaine. Certaines personnes se moquaient ouvertement de nous. Je me souviens d’un homme qui avait arboré une pancarte où étaient inscrits les mots "Esclaves de touristes". »

« On mange ces détritus ! »

Les mentalités changent, mais pas pour tout le monde. A regarder les allers-retours des bénévoles vider leurs sacs dans les containers, les pollueurs sont visiblement encore légion. « En trois quarts d’heure, j’ai vidé une cinquantaine de sacs. Cette année, en plus du verre et du plastique, on trouve beaucoup de pailles, mais moins de mégots, note Didier Schmutz, un bénévole. J’habite Montpellier, je viens souvent ici, je trouve normal de participer. »

Pas très loin, des enfants du collège y apprennent concrètement à respecter l’environnement. « Ça fait partie de leur apprentissage », évoque la principale Annie Roulet.

Une centaine de bénévoles a nettoyé les plages du Grand Travers, multipliant les allers-retours pour vider les détritus amoncelés.
Une centaine de bénévoles a nettoyé les plages du Grand Travers, multipliant les allers-retours pour vider les détritus amoncelés. - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« C’est un cycle dangereux, détaille Olivier un peu plus loin. Tous ces déchets finissent dans la mer où ils forment de vrais continents. Les poissons les absorbent quand ils sont en microparticules… et nous mangeons ces poissons et le plastique avec… »