Rennes: Sous les pavés de la place des Lices poussent des shitaakés

INITIATIVE Christophe Hébert fait pousser ses shitaakés dans la cave d'un ancien bar...

Jérôme Gicquel

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La champignonnière de Christophe est installée dans la cave d'un ancien bar place des Lices à Rennes.
La champignonnière de Christophe est installée dans la cave d'un ancien bar place des Lices à Rennes. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • Les projets de champignonnière urbaine poussent un peu partout en France.
  • A Rennes, Christophe cultive des shitaakés dans la cave d’un ancien bar.
  • Ce champignon japonais est riche en vitamines et en minéraux.

Bien loin des sous-bois et des forêts, les champignons sortent de terre en plein cœur des villes. Portés par le boom de l’agriculture urbaine, les projets de champignonnières se multiplient aux quatre coins de la France.

A Rennes, Christophe Hébert a investi la cave d’un ancien bar sur la place des Lices pour faire pousser ses shitaakés, le deuxième champignon le plus consommé au monde après ceux de Paris. « C’est un champignon japonais qui est reconnu pour ses propriétés médicinales. Il est rempli de vitamines et de minéraux. C’est aussi un puissant antioxydant qui stimule le système immunitaire. Et il est même aphrodisiaque », détaille le botaniste, qui conseille de le « faire cuire avec de l’ail, du persil et du beurre ».

Cent kilos de champignons récoltés chaque mois

Avant de s’installer dans l’ancien Backstage, Christophe Hébert avait testé son projet pendant quelques mois à l’hôtel Pasteur dans le centre-ville de Rennes. « On ne me prenait pas au sérieux au début mais j’ai réussi à prouver qu’on pouvait faire pousser des champignons en ville », indique-t-il, pas peu fier.

Dans sa nouvelle champignonnière de 30 m2, Christophe dispose désormais de beaucoup plus de place pour bichonner ses shitaakés. Chaque mois, il en récolte environ 100 kilos avant de les proposer à la vente. « Tout est en circuit extra-court afin d’avoir le produit le plus frais possible. Je les vends soit sur le marché des Lices ou alors auprès de restaurateurs du coin », poursuit le gérant de la société Mycelihome, qui s’est aussi lancé dans la livraison à domicile à vélo.

D’ici quelques mois, il espère investir d’autres lieux ou caves inoccupées de la capitale bretonne afin d’augmenter sa production. « Ce serait bien d’atteindre 400 à 500 kilos d’ici la rentrée de septembre », espère-t-il.