Nantes: On peut enfin embarquer sur la navette fluviale à hydrogène (et c'est une première en France)

TRANSPORTS Le nouveau passeur de l'Erdre, entre Port-Boyer et les facs, fonctionne à l'hydrogène...

Julie Urbach

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Le nouveau Navibus à hydrogène, à Nantes
Le nouveau Navibus à hydrogène, à Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes

Avec près d’un an de retard, elle a enfin fait son apparition sur l’Erdre. La navette fluviale à hydrogène, et c’est une première en France, a été mise en service en début de semaine à Nantes. Pour le moment, le bateau en aluminium de plus de 10 mètres de long, appelé « Jules-Verne 2 », n’est accessible aux passagers que l’après-midi. Il faudra attendre l’automne pour qu’il remplace définitivement la Mouette, qui assure depuis 20 ans la liaison entre Port-Boyer et les facs (95 par jour en moyenne, à la demande, et ce 7 jours sur 7).

« On est encore dans une phase de tests, explique-t-on à la Semitan. Ces essais techniques permettront de mieux connaître sa consommation en hydrogène. Pour le moment, la navette est rechargée grâce à un camion, en attendant l’installation de la station hydrogène, qui devrait être située du côté Port-Boyer. »

Plus grande autonomie

Concrètement, ce Navibus est doté de deux piles à combustible (situées sur le toit), qui convertissent en électricité l’hydrogène stocké à bord. « Le premier intérêt est que cette navette ne rejette pas d’émission de CO2, se félicitait en juin dernier Pierre-Yves Le Berre vice-président de Symbio, qui fournit les piles, pièces maîtresses de l’innovation. Cette technologie permet aussi une plus grande autonomie : une semaine au lieu d’une demi-heure, avec un temps de recharge relativement rapide ! »

Pratique aussi, la chaleur de la pile servira à chauffer la cabine du pilote. Enfin, le voyage devrait s’annoncer plus silencieux lors des quelque 65.000 traversées qu’il effectuera chaque année.

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