Alsace: Nicolas Hulot commande une étude pour le déstockage des déchets toxiques de Stocamine

ENVIRONNEMENT L’Etat pourrait revenir sur le choix d’enfouir les déchets dangereux du site Stocamine à Wittelsheim, dans le Haut-Rhin…

A.I. avec AFP

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Alsace: L'Etat rouvre la porte u déstockage de déchets toxiques de Stocamine.
Alsace: L'Etat rouvre la porte u déstockage de déchets toxiques de Stocamine. — SEBASTIEN BOZON / AFP

La porte semble se rouvrir. Disons que Nicolas Hulot a mis la main sur la poignée. Le ministre de la Transition écologique a en effet ordonné une « étude sur la faisabilité d’un déstockage intégral des déchets, hors le bloc 15 » du site Stocamine à Wittelsheim dans le Haut-Rhin, ont annoncé dans un communiqué le préfet du Haut-Rhin et plusieurs élus locaux.

Ainsi, l’Etat pourrait revenir sur le choix d’enfouir les déchets dangereux non-radioactifs de l’ancien centre souterrain alsacien. Ce dernier étant réclamé depuis longtemps par les associations environnementales, les anciens mineurs et les élus du territoire, en raison du risque de pollution de l’eau de la nappe phréatique qui proviendrait d’un ennoyage de la mine.

Confinement définitif des déchets

L’Etat avait pourtant choisi l’autre option : celle du confinement définitif des déchets (44.000 tonnes bloquées à 500 mètres sous terre dans d’anciennes galeries de mines de potasse), sauf un peu plus de 2.200 tonnes contenant notamment du mercure.

Autorisé par un arrêté préfectoral, le confinement est défendu par l’ancien exploitant les Mines de potasse d’Alsace (MDPA) au motif de l’instabilité du terrain minier, qui rend déjà inaccessible une partie des galeries, le fameux « bloc 15 » cité par Nicolas Hulot.

Ce centre de stockage de déchets dangereux a connu en septembre 2002 un incendie qui a stoppé son activité commencée seulement quatre ans auparavant. Depuis, la polémique est incessante sur le devenir des déchets : il aura fallu attendre dix ans pour que l’Etat se prononce.