Marineland lance une nouvelle attraction sans (vrais) animaux pour attirer de nouveaux clients

PARC Au parc marin d’Antibes, un « cinéma 5D » met en scène des ours polaires, des pingouins et des baleines à bosse…

Fabien Binacchi

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La salle 5D est équipée de 132 sièges
La salle 5D est équipée de 132 sièges — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Marineland, sous le feu des critiques des militants anti-captivité, met en scène des animaux dans un film d’animation diffusé dans son nouveau « cinéma 5D ».
  • « Il faut créer de nouveaux leviers pour faire venir davantage d’enfants que nous pourrons sensibiliser à la protection des animaux », dit le directeur du parc.

Il y avait déjà Flocke et Raspoutine dans leur enclos. Mais Marineland a décidé d’accueillir de nouveaux ours polaires. Et aussi des pingouins, des manchots. Et même des baleines à bosse. Sauf que ces animaux-là ne s’affichent que sur un écran.

Le parc d’Antibes, toujours sous le feu des critiques des militants anti-captivité, les met en scène dans un film d’animation diffusé dans son « cinéma 5D ». Une nouvelle attraction, la première sans être vivant, tout juste inaugurée. Pour séduire de nouveaux visiteurs.

Un auditorium transformé en salle de ciné

« Depuis l’inondation [d’octobre 2015, qui avait dévasté les installations de Marineland et emportés plusieurs de ses pensionnaires], on ne peut plus construire. Nous sommes dans l’attente des conclusions de la préfecture prévues pour 2019. Il fallait donc s’appuyer sur l’existant pour proposer une nouveauté », explique le directeur général Pascal Picot.

Un auditorium, que le parc avait essayé de remplir avec des conférences dans le cadre de son « virage pédagogique » sans rencontrer de succès, a été totalement transformé pour cette attraction à sensations. Désormais, 132 fauteuils sur vérins, équipés de diffuseurs d’arômes, de flashs et de souffleries, emmènent les spectateurs (dans tous les sens) dans une aventure de 4m30. Embarqués à bord d’un vaisseau d’exploration en perdition, ils croisent la route de nombreux animaux dans les deux pôles.

« Créer de nouveaux leviers pour faire venir davantage d’enfants »

« Ce n’est pas forcément éducatif », concède Pascal Picot, « mais il nous faut créer de nouveaux leviers pour faire venir davantage d’enfants que nous pourrons sensibiliser à la protection de tous les animaux que le parc accueille et soigne ».

Si « les indicateurs sont au vert » selon le responsable, avec notamment « un week-end de Pâques où la fréquentation a augmenté de 36 % par rapport à 2017 », Marineland a perdu quelques centaines de milliers de visiteurs en quelques années, marquées par l’après-inondation et le combat lancé par les anti-captivité. Après avoir accueilli 1,2 million de personnes en 2014, le parc a dû se contenter de 850.000 entrées l’an dernier.