Etats-Unis: Des babouins s'échappent d'un institut de recherche biomédicale

EVASION La course-poursuite a tourné court pour les primates, qui ont été rattrapés et ramenés au laboratoire...

Lucie Bras

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Un babouin, en Afrique du Sud (image d'illustration).
Un babouin, en Afrique du Sud (image d'illustration). — Dan Callister/Shutterst/SIPA

Un remake du film La planète des singes ? Des babouins se sont échappés ce week-end d’un centre de recherche au Texas, signe de leur intelligence mais aussi, selon une association, de leur désir de « fuir les laboratoires ».

Les trois bêtes font partie des 1.100 babouins de l’Institut de recherche biomédicale du Texas, situé à San Antonio, qui utilise ces primates pour étudier des maladies comme le sida, la malaria et le virus Ebola. Elles se trouvaient dans un enclos entouré par des murs lorsqu’elles ont utilisé l’un des tonneaux placés là en tant qu'« outil d’enrichissement » pour s’échapper, a indiqué l’institut.

Récupérés après trente minutes de fuite

L’un après l’autre, les babouins sont montés sur le tonneau et ont sauté. Un quatrième a escaladé le mur mais s’est ravisé et a rebroussé chemin. Les trois autres ont pris la poudre d’escampette. Deux ont été rattrapés dans des arbres non loin de là. Le troisième a réussi à atteindre une route principale, où une conductrice a filmé une vidéo avec son téléphone portable montrant du personnel de l’institut courant derrière le babouin.

Les babouins ont été capturés une trentaine de minutes après leur fuite, a déclaré l’établissement, assurant que les animaux n’avaient à aucun moment représenté de danger pour les humains parce qu’ils ne font partie d’aucune étude active.

« Texas Biomed met en danger tout le monde »

« Les animaux eux-mêmes n’étaient pas malades », a affirmé John Bernal, vétérinaire de l’établissement, à la télévision locale KSAT. Mais l’association de défense des animaux Peta a vivement critiqué l’institut, affirmant qu’il avait enregistré plusieurs fugues et décès accidentels d’animaux ces dernières années.

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« Texas Biomed met en danger tout le monde, son personnel, le public ainsi que les (…) primates qu’il retient prisonniers, en emprisonnant des animaux dont le seul désir est de fuir le cauchemar des laboratoires », a dit Peta dans un communiqué.

L’association Rescue + Freedom Project a même proposé au laboratoire sur Twitter de récupérer les fugitifs pour leur trouver un refuge où finir paisiblement leur vie.