Toulouse: Après les jardins partagés, pourquoi pas un poulailler collectif?

BIODIVERSITE Les membres d’une association de jardins partagés implantés à l’est de Toulouse ont eu l'idée d’élever collectivement des poules…

Beatrice Colin

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Le poulailler collectif des jardins partagés de Lanta, en Haute-Garonne, a dix poules.
Le poulailler collectif des jardins partagés de Lanta, en Haute-Garonne, a dix poules. — Jardins partagés de Lanta
  • Les 48 heures de l’agriculture urbaine ont lieu ce week-end à Toulouse et permettront d’aborder la végétalisation des villes.
  • Parmi les projets innovants d’agriculture en ville figurent les projets de poulailler collectif, à l’image de celui mis en place par les jardins partagés de Lanta.

Ce week-end, lors des 48 h de l’agriculture urbaine, les Toulousains vont planter et biner. Mais à l’heure du développement des jardins partagés, l’idée d’implanter des poulaillers collectifs germe dans l’esprit d’acteurs de terrain.

« Nous aimerions pouvoir en mettre dans chaque projet, mais en ville c’est plus compliqué, il y a des a priori. Mais si les poules sont en liberté et s’il n’y a pas de coq, il n’y a pas d’odeur et de bruit, et en plus elles produisent de l’engrais naturel », assure Alice Thouvenin, de l’association toulousaine Partageons les jardins, qui créé des espaces portés par des associations ou des promoteurs.

Elle aimerait en implanter un par exemple aux Mazades, où elle travaille sur un projet de revalorisation des espaces verts.

Dix poules à Lanta

A Lanta, à l’est de Toulouse, des habitants ont franchi le pas sans rencontrer d’opposition de la population. Au milieu des parcelles de légumes et les arbres fruitiers, les membres des jardins partagés accueillent une Coucou de Rennes, une Bantam Pekin mille fleurs ou encore un coq nain.

Au total dix gallinacés dont chacun s’occupe à tour de rôle. « On a choisi un jour. Certains y passent cinq minutes, ramassent les œufs et leur donnent le grain, d’autres y restent plus longtemps comme cette maman qui vient le mercredi avec ses enfants », explique Cathy Frey, la présidente de l’association.

Facteur d’échanges et lien social

a plupart des jardiniers n’avaient pas de place pour accueillir des poules ou n’en avaient tout simplement pas envie. En plus de fournir des œufs frais, le poulailler collectif a l’avantage de créer du lien entre les adhérents qui prennent des nouvelles des poules lors des attaques ou se tiennent au courant lorsqu’il faut acheter du grain.

« Je ne pensais pas que le fait d’avoir une présence animale sur le site relancerait la dynamique de l’association. On s’envoie des e-mails pour se tenir au courant plus facilement », poursuit Cathy Frey qui accueille aussi sur la parcelle des visiteurs, notamment les écoliers de la commune.