Pays Basque: Des fermiers en colère après des attaques de vautours contre leurs bêtes

ANIMAUX Des fermiers ont vu plusieurs de leurs animaux tués ces derniers jours par des attaques de vautours, près d'Hasparren au Pays basque...

Mickaël Bosredon
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vautours fauves foret d iraty ( pays basque ) —
  • Plusieurs éleveurs assurent que les vautours ont attaqué des animaux vivants ces derniers jours.
  • Ils n'ont pas le droit de s'en prendre à ces rapaces, une espèce protégée.
  • Ils ont lancé une pétition en faveur de l'installation d'un charnier dans les Pyrénées pour nourrir ces charognards.

Le phénomène est récurrent depuis plusieurs années maintenant. Et il aurait tendance à s’intensifier. Les vautours au Pays basque  Et les volatiles n’hésiteraient plus à attaquer des bêtes vivantes, alors que ces charognards sont réputés pour se nourrir uniquement de carcasses.

Eleveur de brebis à , à une vingtaine de kilomètres de Bayonne, Sébastien Brandeau a vu deux de ses animaux dévorés par les rapaces il y a quelques jours. Son voisin Vincent Eyharts, éleveur de bovins,  , attaqués aussi par des vautours. « Il a été prévenu que les vautours rôdaient, mais le temps qu’il arrive à la ferme c’était trop tard, témoigne Sébastien Brandeau. Il y en avait 120 ou 130. »

Des vautours affamés

Les rapaces sont attirés « dès qu’un de nos animaux met bas et qu'ils sont vulnérables, explique Sébastien Brandeau. Et nous ne pouvons pas toujours être auprès d’eux. »

« Ces vautours n’ont plus rien à manger, ils sont affamés, et n’hésitent plus à attaquer des bêtes vivantes, poursuit le fermier. Et comme ils sont protégés, on ne peut rien faire sous peine d’écoper une amende. » En 1972, un arrêté ministériel a en effet placé le charognard , alors qu’il ne restait qu’une soixantaine de couples dans toutes les Pyrénées.

Il y aurait environ 800 couples dans toutes les Pyrénées françaises aujourd’hui.

Une pétition pour un charnier dans la montagne

Sébastien Brandeau et ses collègues viennent donc de lancer une pétition sur  pour la mise en place d’un charnier dans la montagne. Elle a reçu plus de 200 soutiens à ce jour. Il s’agirait d’un endroit « où l’on pourrait déposer les carcasses des bovins et ovins afin d’alimenter les vautours ».

« Il en existe à Iraty, c’est donc tout à fait possible » estime l’éleveur. Les agriculteurs ont déjà rencontré le maire d’Hasparren à ce sujet, et déposeront leur pétition à la sous-préfecture.

La cohabitation entre l’espèce protégée et les éleveurs devient en tout cas de plus en plus difficile.