Crues, tempêtes, canicule... Les événements climatiques extrêmes sont de plus en plus nombreux

CLIMAT « Les événements extrêmes ne vont pas se produire de manière linéaire et progressive, ils peuvent arriver n’importe quand »…

20 Minutes avec AFP
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New York sous la tempête de neige, ce 4 janvier 2018.
New York sous la tempête de neige, ce 4 janvier 2018. — SIPA

Quatre fois plus de crues majeures aujourd’hui qu’en 1980… Les aléas météorologiques «extrêmes» ont été toujours plus fréquents ces 36 dernières années, souligne un rapport européen, pointant le rôle de certains courants, océanique et aérien.

Canicules, feux de forêt, tempêtes… Le nombre d’événements climatiques a plus que doublé en moyenne depuis 1980, souligne l’analyse publiée mercredi par le Conseil des Académies des sciences européennes (EASAC), qui appelle les dirigeants européens à agir « urgemment » pour « mieux adapter les infrastructures à un climat qui change ».

« La tendance aux extrêmes se poursuit »

En particulier, les aléas hydrologiques extrêmes (inondations, crues) ont quadruplé, les sécheresses doublé. En Amérique du Nord, les tempêtes orageuses ont à elles seules généré 10 milliards de dollars de pertes en 1980, et près de 20 en 2015, selon des données en partie venues du NatCatSERVICE de l'assureur Munich Re.

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Avec une « note positive » : les rivières en Europe connaissent plus de crues mais leur coût global reste stable, suggérant l’efficacité des mesures de protection. « La tendance aux extrêmes se poursuit », souligne Michael Norton, directeur du programme Environnement de l’EASAC.

« Nous pourrions expérimenter ces extrêmes de manière plus erratique »

« Depuis 150 ans il y a eu dix fois plus de records battus pour des températures élevées que pour des températures basses », souligne le climatologue Phil Williamson, de l’université britannique d’East Anglia. Et « nous pourrions expérimenter ces extrêmes de manière plus erratique », ajoute Michael Norton. « Les événements extrêmes ne vont pas se produire de manière linéaire et progressive, ils peuvent arriver n’importe quand », prévient-il, d’où l’importance de les suivre « sur le long terme » pour détecter des tendances.

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Ce rapport, qui actualise une précédente analyse de 2013, évalue plusieurs facteurs pouvant expliquer ces intempéries plus fréquentes. « Certains vecteurs de climat extrême qui étaient plutôt de l’ordre de la spéculation il y a quatre ans, le sont beaucoup moins aujourd’hui », souligne le professeur Norton.

D’ici 2050, la planète connaîtra un aléa climatique sévère chaque année

Le possible arrêt du Gulf Stream, du fait notamment de la fonte de la calotte groenlandaise et de précipitations accrues venues des hautes latitudes, est au centre des débats scientifiques. Selon des recherches récentes, ses fluctuations, potentiellement liées au réchauffement en Arctique, pourraient avoir été à l’origine en Europe et dans l’est des Etats-Unis de plusieurs épisodes d’hivers rigoureux et de températures estivales extrêmes.

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D’après une étude parue en 2016 dans la revue Climatic Change, le sud de l’Europe devrait connaître, par endroits, d’ici la moitié du siècle, au moins un aléa climatique sévère chaque année, de l’ordre de ceux connus à ce jour une fois tous les cent ans.