Journée sans viande: «On mange vegan sans s’en rendre compte», assure la coach Julia Reichenwallner

JOURNEE SANS VIANDE La cuisine méditerranéenne est naturellement végétarienne. Il est possible de l'adapter sans trop d'effort, selon Julia Reichenwallner... 

Mathilde Frénois

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Julia Reichenwallner est coach lifestyle vegan à Antibes.
Julia Reichenwallner est coach lifestyle vegan à Antibes. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Dans la cuisine, un robot, des spatules et des casseroles. Mais pas d’œuf. Ni fromage, ni viande, ni poisson. Quand elle se met derrière les fourneaux, Julia Reichenwallner mijote des plats sans produits d’origine animale. C’est que cette Autrichienne installée à Antibes est vegan depuis trois ans « pour le côté éthique ». Et elle a fait de son style de vie un métier. La néo-Antiboise est « coach lifestyle vegan » au sein de sa société SpicyLia. A l’occasion de la journée sans viande, 20 Minutes s’est glissé dans sa cuisine pour lui poser une question : est-ce possible de cuisiner méditerranéen et vegan ?

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« Les Azuréens cuisinent et mangent déjà végétarien ou vegan sans s’en rendre compte, affirme-t-elle. Les tourtes de blettes, la socca, les panisses, l’aïoli, la soupe au pistou sont des repas végétariens. Et vegan si on enlève les œufs. » Pour les autres recettes avec viande, il faut « adapter ». Dans son four, Julia Reichenwallner fait des tomates farcies sans viande, qu’elle remplace par des légumineuses (lentille ou haricot), du tofu ou du seitan.

« La barrière, c’est le fromage »

Sur les bords de la Méditerranée, la cuisine est en effet facile à adapter puisqu’elle jongle avec les légumes : blette, aubergine, courgette, mesclun, courge… « C’est sûr que faire une tartiflette vegan, c’est très difficile. Les recettes au fromage sont compliquées à adapter, reconnaît-elle. Il ne faut pas essayer d’imiter, mais créer de nouvelles recettes. »

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Pour cela, Julia Reichenwallner dispense des cours de cuisine une fois par mois (et trois fois par mois l’été) à Antibes. Et elle est coach lifestyle pour des Azuréens désireux de modifier leur alimentation. « La plus grande barrière, c’est dans la tête, affirme-t-elle. Pour les Français, la barrière, c’est le fromage. Mais on n’est pas obligé d’être vegan à 100 %. On peut faire seulement un pas en avant, et manger du fromage seulement le dimanche. » Pour en faire un repas de fête.