Virus géants: Deux nouveaux Tupanvirus ont été découverts au Brésil

BIOLOGIE La découverte de ces organismes géants devrait aider à mieux comprendre cette catégorie de virus et, pourquoi pas, à créer une nouvelle branche du vivant dans laquelle les classer…

20 Minutes avec agence

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Un microscope. Illustration.
Un microscope. Illustration. — Superstock - Sipa

Deux nouveaux Tupanvirus ont été récemment découverts au Brésil. Comme les autres virus géants, ils ont la particularité d’être observables au microscope optique.

Le Tupanvirus Soda Lake doit son nom au fait que les chercheurs l’ont trouvé dans un lac de soude brésilien. Quant au Tupanvirus Deep ocean, il provient de sédiments sous-marins prélevés à 3.000 mètres de profondeur au large du pays.

Une meilleure compréhension des virus géants

Les deux agents infectieux mesurent entre 450 et 550 nanomètres, expliquent les scientifiques à l’origine de la découverte dans un article publié dans Nature Communications le mardi 27 février. Leur aspect est proche de celui du Mimivirus et des autres virus géants, à l’exception de la volumineuse queue dont ils sont dotés. L’équipe de chercheurs dirigée par Bernard La Scola, de l’université d’Aix-Marseille et de l’IHU Méditerranée Infection, indique ne pas encore avoir déterminé l’utilité de cet appendice.

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Dans leur texte, les chercheurs estiment que la mise au jour des nouveaux organismes géants devrait favoriser une meilleure compréhension de « leur équipement en gène original et très complet, leur capacité à être infectés par des petits virus et enfin leurs mécanismes de défense pour s’en protéger ». Et, de façon plus générale, de cerner plus précisément « l’originalité de ces virus ».

Une quatrième branche du vivant ?

Car comme le résume Sciences et Avenir, les virus géants ne sont pas dotés des caractéristiques des virus de taille ordinaire, qui ne sont d’ailleurs pas considérés comme faisant partie du « domaine du vivant ».

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Ainsi, ces agents infectieux de grande taille possèdent « presque tout l’équipement nécessaire à la synthèse des protéines » ainsi qu’un riche matériel génétique. Ils pourraient un jour pousser les scientifiques à considérer l’existence d’une quatrième branche du vivant, en plus des bactéries, des eucaryotes, et archées.