Pyrénées: Les lâchers d'ours sont plébiscités par les Français

ENVIRONNEMENT Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour un collectif d’associations pro-ours, 76 % des habitants des Pyrénées sont favorables au maintien des plantigrades sur le massif…

Beatrice Colin

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Un ours brun. lllustration.
Un ours brun. lllustration. — Whitewolf / Sipa
  • Un sondage Ifop commandité par 14 associations de défense des ours dans les Pyrénées indique qu’une majorité de la population des Pyrénées se déclare favorable à de nouveaux lâchers.
  • Cette opération vise à mettre la pression sur le gouvernement pour obtenir de nouveaux lâchers, alors que des tensions entre anti et pro-ours ont été enregistrées au cours du second semestre de 2017.

Après une campagne sur les réseaux sociaux demandant à Nicolas Hulot de nouveaux lâchers d’ours dans les Pyrénées Occidentales, les associations qui militent pour la cause des plantigrades ont décidé d’appuyer par des chiffres.

Ceux du sondage qu'elles ont fait réaliser par l'institut Ifop entre les 21 et 22 février et dont les résultats ont été publiés ce jeudi, à l’avant-veille de la journée mondiale de la vie sauvage.

Une majorité pour de nouveaux lâchers

A la question « êtes-vous favorables au maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées ? », 84 % des Français, soit 8 % de plus qu’en juillet 2008, lors d’une précédente enquête. Et lorsque ce sont les habitants du massif des Pyrénées, ils sont 76 % à se déclarer favorablement.

Interrogés sur le lâcher de deux ourses dans le Béarn, qui viendraient combler les deux mâles esseulés qui s’y trouvent, les Pyrénéens indiquent qu’ils y sont favorables à 73 %.

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« Le lâcher de deux ourses en Pyrénées-Occidentales dès le printemps est capital. Il s’agit d’une mesure conservatoire urgente et impérative qui permettrait d’éviter la disparition imminente de l’espèce à l’ouest des Pyrénées », font valoir les 14 associations commanditaires du sondage parmi lesquelles Pays-de-l’Ours Adet ou encore WWF.

Une opération de lobbying auprès des pouvoirs alors que la question de l’ours continue à agiter le massif. A la fin de l’été dernier, les tensions sont montées d’un niveau lorsque es opposants à l'ours ont menacé des agents de l'ONCFS qui enquêtaient sur des dommages commis par les ours en Ariège.

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Des élus de ce département étaient montés au créneau pour demander le retrait des ours et des manifestations avaient eu lieu.

Ce sondage est donc un moyen de relancer le débat et d’amener le gouvernement à se positionner, alors que Nicolas Hulot, le ministre de l’Ecologie, a indiqué au cours de l’été dernier qu’il se saisissait du dossier.