VIDEO. Strasbourg: On s'est jeté à l'eau malgré le froid polaire, avec -4° et un vent glacial

HIVER Malgré le froid polaire qui s'est installé ce lundi à la faveur du vent glacial au doux nom de «Moscou-Paris», un journaliste de «20 Minutes», pas frileux, a fait péter le maillot dans un bassin nordique de Strasbourg...

Bruno Poussard

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Dans le grand bain par - 4°C à la piscine du Wacken. Strasbourg le 26 02 2018.
Dans le grand bain par - 4°C à la piscine du Wacken. Strasbourg le 26 02 2018. — G. Varela / 20 Minutes
  • Malgré les températures polaires de ce début de semaine, le bassin nordique (donc extérieur) du Wacken est ouvert à Strasbourg.
  • Au milieu des habitués pas tellement frigorifiés par la bise sibérienne, «20 Minutes», sans peur, ou presque, s'est jeté à l'eau.

Cette fois, pas question d’y aller aux aurores. La bise polaire a eu raison de la motivation matinale de 20 Minutes. Dans l’Est, les températures ressenties dépassent les -10° en Alsace, et approchent des -30° sur les crêtes vosgiennes. Alors on a attendu l’après-midi pour se jeter à l'eau à Strasbourg. Avec le soleil, mais des stalactites en bord de bassin !

Drôle de contexte pour se mettre à l’eau dehors. Mais elle est chauffée, pas besoin de graisse de phoque, ouf… Ce lundi, les habitués de la piscine (nordique) du Wacken sont là. Une fois mouillé, on attaque fort, avec un œil sur le Parlement européen voisin, dans le bassin fumant. Au bord, un thermomètre annonce -4° à l’extérieur, 28° dans l’eau.

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Nager et pas trop sortir la tête pour ne pas avoir froid

Avec ce fameux vent glacial - au doux nom de «Moscou-Paris» - à l’origine du ressenti bien pire encore, quelques secondes la tête dehors suffisent néanmoins à vous le faire regretter. Donc il faut nager. Pour les pauses, on repassera. Côté technique, crawl et papillon sont plus actifs que dos et brasse, en laissant le corps plus immergé. Petit conseil gratuit.

S’il ne faut pas laisser les bras trop longtemps sortis de l’eau à chaque mouvement, pas question de nager trop vite pour autant, et surtout pas d’emblée. À chaque grosse respiration, l’air frais entrant pique les poumons. Mieux vaut garder une intensité modérée en pleine activité physique par ces températures négatives, même dans l’eau.

Un bassin nordique moins consommateur en énergie

Même si nos dents ne claquent pas, les nageurs de notre ligne d’eau, plus ou moins jeunes, ne sont pas aussi perturbés que nous par ce temps frigorifique. « Tous les ans, on a ces températures, réagit Marie-Hélène Wendling, responsable de la piscine du Wacken. Mais souvent un peu plus tôt. L’an dernier, c’était fin décembre-début janvier. »

Beaucoup plus répandu dans les pays scandinaves qu’en France, le bassin nordique alsacien n’a pas peur du climat du moment. Sous terre, ses tuyaux sont bien protégés. Et en énergie, il consommerait moins qu’une piscine classique. Car, dehors, pas besoin d’électricité pour renouveler l’air intérieur. Mais la couverture nocturne est indispensable.

Relaxation dans les bulles pour terminer

D’ailleurs, les pratiquants non plus, n’ont pas peur du froid polaire. Si la fréquentation (plutôt familiale) était à la baisse ce dimanche, les habitués du matin ou du midi n’ont, eux, pas spécialement déserté la piscine extérieure en ce début de semaine, alors que le bassin détente, un brin plus chaud avec ses bulles et ses jacuzzis, vient de réouvrir.

C’est là qu’on finira notre baignade hivernale mais pas si congelée au final. Enfin, la relaxation ne durera pas trop… Avec la bise sibérienne et la tête mouillée, on tremble vite. « Avec un bonnet de bain, c’est mieux, conseille la responsable de la piscine. Ou il ne faut pas se mouiller les cheveux ! » Promis, on n’oubliera pas le tuyau la prochaine fois.