Les chevaux sauvages n’existeraient plus sur notre planète selon une étude

ANIMAUX Les derniers chevaux que l’on croyait sauvages sont en fait les descendants d’une espèce domestiquée ayant par le passé échappé au contrôle de ses propriétaires humains…

20 Minutes avec agences

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Des chevaux de Przewalski dans le parc national Hustai en Mongolie, le 5 juin 2013
Des chevaux de Przewalski dans le parc national Hustai en Mongolie, le 5 juin 2013 — Mark Ralston AFP

Plus aucune espèce de cheval réellement sauvage n’existerait sur la planète. Les chevaux de Przewalski, considérés comme les derniers équidés évoluant à l’état sauvage, seraient des animaux initialement domestiqués qui auraient échappé à leurs maîtres.

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C’est grâce à des analyses ADN et des recherches archéologiques menées au nord du Kazakstan que des chercheurs sont arrivés à cette conclusion.

Un arbre généalogique corrigé

Publiés le jeudi 22 février dans la revue Science, ces travaux ont permis de dresser une version corrigée de l’arbre généalogique de cette espèce. Lors de leurs fouilles, les spécialistes ont en effet mis au jour des traces de domestication de l’équidé remontant à plus de 5.000 ans.

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Des dents et des os découverts sur les sites de recherche ont permis le séquençage du génome de 20 animaux. Les comparaisons avec le profil génétique de chevaux de Przewalski ont alors montré qu’ils descendaient de ces chevaux domestiqués très anciens. Et n’étaient donc pas sauvages à l’origine.

Les chevaux de Przewalski menacés

« C’était une énorme surprise. […] Cela signifie qu’il n’y a plus de chevaux sauvages sur Terre et c’est ça qui est triste », a regretté Sandra Olsen, co-auteure de l’étude et conservatrice à l’institut de la biodiversité et du musée d’histoire naturelle de l’Université du Kansas (Etats-Unis). « L’origine des chevaux domestiques modernes doit être recherchée ailleurs », ont quant à eux commenté les chercheurs français du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

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« Nous devrions continuer à protéger les chevaux de Przewalski comme une population de chevaux sauvages », a estimé Beth Shapiro, professeure d’écologie et de biologie évolutive, qui n’a pas participé à l’étude. L’Union internationale pour la conservation de la nature classe en effet les chevaux de Przewalski parmi les espèces menacées.