Strasbourg expérimente un dispositif qui optimise les feux rouges pour améliorer la qualité de l’air

POLLUTION Une expérimentation pour étudier la corrélation entre l’air et le flux de circulation va être menée sur l’avenue de Colmar en optimisant les feux rouges…

Gilles Varela

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Au SIRAC. Strasbourg le 19 février 2018.
Au SIRAC. Strasbourg le 19 février 2018. — G. Varela / 20 Minutes
  • L’étude sur l’avenue de Colmar va être menée pendant six mois dans le cadre de programme « Strasbourg, ville et métropole respirables ».
  • Le principe est d’optimiser les feux rouges, en fonction de la qualité de l’air.

L’avenue de Colmar serait le terrain idéal pour expérimenter des technologies innovantes de connexion des méthodes et des outils de la gestion du trafic de la qualité de l’air selon l’Eurométropole. Choisie parce que c’est un axe pénétrant dans la ville, et que tous les modes de transports y convergent, l’avenue de Colmar va être l’objet pendant les six mois à venir d’une étude pour intégrer les prévisions de trafic et de qualité de l’air aux outils de gestion du Sirac ( service de gestion du trafic routier dépendant de l’Eurométropole).

Optimiser les feux rouges

Le principe est simple : éviter tant que possible que les automobilistes ne soient constamment obligés de s’arrêter ou de réaccélérer et de favoriser une meilleure gestion de tous les flux (piétons, cyclistes, bus, tram, voitures) sur cet axe routier. À terme, si l’expérience s’avère fructueuse, ce dispositif pourrait être transposé sur d’autres sites, voir dans d’autres communes. Un algorithme, développé par la société PTV Group, devrait, après l’expérimentation sur les six carrefours de l’avenue de Colmar qui va durer six mois, permettre de gérer les feux rouges.

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Après une étude en 2017, une modélisation informatique, évaluant l’impact de la mise en place d’un nouveau système de gestion des feux, est faite à son expérimentation sur le terrain. L’objectif est, selon les calculs, de diminuer les émissions de CO2 de 9 %, mais surtout la réduction des émissions d’oxyde d’azote (Nox) de 8 % et des particules fines PM10 de 9 %.

L’étude sur le terrain de l’impact de la circulation réelle sur l’avenue devrait permettre une gestion optimisée de ces carrefours. Atmo Grand Est a implanté une borne, sorte de laboratoire mobile sur l’avenue de Colmar, près du Lycée Couffignal afin de mesurer l’impact réel de cette nouvelle gestion des feux sur la qualité de l’air.

Mais qui dit moins d’attente au feu, ne dit pas forcément aspirateur à voiture, en tous cas les spécialistes s’en défendent et rappellent que c’est l’ensemble des flux qui sera concerné. Et que de plus, tous les autres dispositifs mis en place à Strasbourg pour contribuer à diminuer la pollution de l'air seront conservés et développés plus encore. Les analyses de cette expérimentation seront faites dès septembre prochain.