Bordeaux: EcoMégot veut faire de la Bastide le premier quartier «zero mégot»

ENVIRONNEMENT L’association EcoMégot ambitionne à terme de faire de Bordeaux la première ville « zéro mégot »…

Mickaël Bosredon

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EcoMegot va installer plusieurs dizaines de bornes de ce type, d'abord sur la rive droite de Bordeaux.

EcoMegot va installer plusieurs dizaines de bornes de ce type, d'abord sur la rive droite de Bordeaux. — EcoMegot

  • Quelque 28 bornes seront installées près des arrêts de tram, et 19 sur la voie publique.
  • Après la rive droite, l’association s’étendra à l’ensemble de la ville.
  • Elle souhaite assurer le recyclage des mégots collectés.

L’objectif est d’abord de faire du quartier de la Bastide un quartier « zéro mégot. » Puis d’étendre cette ambition à l’ensemble de la ville de Bordeaux. Et il y a du boulot ! On estime en effet qu’il y aurait quelque… 200 millions de mégots qui seraient jetés chaque année par terre à Bordeaux.

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L'association EcoMégot, qui s’est lancée il y a quelques mois, va installer ce jeudi et vendredi en partenariat avec la mairie de Bordeaux et la métropole 28 bornes de ramassage de mégots sur sept arrêts de tram de la rive droite (Stalingrad, Jardin Botanique, Thiers, Galin, Gare de Cenon…) Un dispositif qui sera complété par 19 autres bornes sur la voie publique, notamment le long de l’avenue Thiers et près des lycées.

Carte des implantations de bornes de l'association EcoMegot sur la rive droite de Bordeaux.
Carte des implantations de bornes de l'association EcoMegot sur la rive droite de Bordeaux. - Mairie de Bordeaux

Déjà un million de mégots collectés

Le projet, qui remonte à 2016, entre donc dans sa phase active, après une période de test menée en avril 2017. Depuis, EcoMégot a noué plusieurs partenariats, notamment avec des entreprises bordelaises comme Cdiscount ou le casino de Bordeaux, et a déjà collecté un million de mégots. « Nous sommes en phase de tests chimiques pour la dépollution, avant de mettre en place notre outil de recyclage », raconte Jean-Baptiste Durand, un des deux agents de sensibilisation de l’association.

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L’objectif de l’association est en effet de mettre en place une filière propre : le ramassage des bornes se fait à vélo. Et l’outil de recyclage verra le jour localement. « A notre connaissance il n’en existe que deux actuellement, poursuit Jean-Baptiste Durand, en Angleterre et en Bretagne, et cela n’aurait pas de sens d’envoyer nos mégots si loin. »

D’autres communes intéressées

Etre présent à partir de cette semaine près des arrêts de tram est une étape importante pour EcoMégot. « On s’aperçoit que c’est très souvent juste avant de monter dans le tram que les gens jettent leurs mégots par terre », remarque Ludiwine Balestat, l’autre agent de sensibilisation. Elle sera chargée avec son collègue d’aller à la rencontre des Bordelais pour des missions pédagogiques.

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Après la rive droite, EcoMégot entend investir toute la ville. Puis d’autres territoires. « Nous croulons sous les demandes, assure Jean-Baptiste Durand, qu’il s’agisse de communes proches de Bordeaux ou plus éloignées. Il y a un gros potentiel de développement. »

Si à Paris, le montant de l’amende pour un mégot à terre est de 68 euros, et que 21.000 PV auraient été dressés en 2017 (soit une augmentation de 1.200 % par rapport à 2016 !) il n’existe aucun texte spécifique à Bordeaux, même si un agent peut verbaliser s’il voit quelqu’un jeter son mégot à terre.