Envie d’une expérience polaire? L’institut Paul-Emile Victor recherche 40 volontaires

AVENTURE L’institut lance sa campagne de recrutement pour ses bases scientifiques dans l’Arctique et l’Antarctique...

J.G. avec AFP

— 

L'archipel des Kerguelen, qui fait partie des Terres Australes et Antarctiques françaises, attend des volontaires.
L'archipel des Kerguelen, qui fait partie des Terres Australes et Antarctiques françaises, attend des volontaires. — SOPHIE LAUTIER / AFP

Si vous aimez la compagnie des manchots et n’avez pas peur du froid, alors préparez votre CV. L’Institut Paul-Emile Victor, basé à Brest, vient de lancer sa campagne annuelle de recrutement et recherche une quarantaine de personnes pour rejoindre ses bases scientifiques polaires.

L’institut recherche notamment des biologistes, des mécaniciens, des plombiers, des vétérinaires et même des pâtissiers pour des postes à pourvoir dans l’Arctique (Spitzberg), l’Antarctique (Dumont d’Urville et Concordia) et les îles Subantarctiques (Amsterdam, Crozet et Kerguelen). « Chaque année, nous recrutons du personnel pour relever celui en place », explique Laurence André Le Marec, en charge du recrutement à l’institut.

Les températures peuvent descendre jusqu’à -80°C

Au-delà des compétences requises, les candidats devront être en mesure de vivre pendant un an, voire 14 mois, loin de tout, en collectivité et dans des conditions climatiques parfois extrêmes (jusqu’à -80°C…). « Il faut être passionné par son métier, mais aussi en bonne santé », souligne la responsable. Les candidats à l’aventure doivent ainsi passer une visite médicale d’aptitude qui inclut des tests psychologiques.

>> A lire aussi : L’île déserte de Quéménès en Bretagne a trouvé son nouveau couple de Robinson

« C’était génial », se souvient Claire Le Calvez, ancienne hivernante sur la base de Dumont d'Urville, en 2003, en tant que chimiste-glaciologue, puis en 2005 lors du premier hivernage à Concordia en tant que responsable technique. « Au niveau découverte du milieu naturel c’est génial, ce sont des souvenirs dont on garde la trace toute sa vie », explique-t-elle. « Cela change complètement la façon de voir les choses de se retrouver au pied d’icebergs qui font 40 mètres de haut, c’est exceptionnel », poursuit cette chimiste.

L’institut cherche à recruter davantage de femmes

Les femmes restent cependant peu nombreuses sur les bases de l’institut polaire. Jusqu’en 2000, l’hivernage leur était d’ailleurs interdit en Antarctique. A Dumont d’Urville, il n’y a actuellement que six femmes pour 24 hommes. « Je n’arrive pas à avoir la parité », regrette Laurence André Le Marec.

Pour tenter d’inverser la tendance et inciter davantage à se porter candidates, l’Institut polaire a pour la première fois cette année produit six vidéos dans lesquelles six anciennes aventurières témoignent de leur expérience.